Devant le Conseil des droits de l'homme, il a précisé que des milliers de personnes étaient encore portées disparues ou n'ont pas été identifiées. Plus de 500 cas de victimes de violences sexuelles ont aussi été observés.
Le nombre d'exécutions sommaires de personnes considérées comme proches de l'ennemi a augmenté, ajoute l'Autrichien. Il dénonce la violence de ce conflit.
Il y a quelques jours, la Mission internationale d'établissement des faits avait estimé que les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) avaient perpétré «une campagne génocidaire» au moment de prendre la ville d'El-Facher, au Darfour, après 18 mois de siège. L'ONU parle, elle, d'actes équivalant à des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.
Le Kordofan sous menace
Ces deux entités redoutent une extension similaire des atrocités au Kordofan voisin. Depuis début janvier, environ 600 personnes au moins ont été tuées ou blessées par des attaques de drones des parties au conflit dans cette région, y compris contre des convois humanitaires, a également affirmé le haut commissaire.
Depuis le début du conflit il y a près de trois ans entre les FSR et l'armée, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, dont quatre millions de réfugiés. La famine est observée dans plusieurs régions. Des dizaines de millions de personnes ont besoin d'une assistance.