La fin des étoiles massives est en principe spectaculaire: elles explosent en supernova et brillent durant des semaines plus intensément qu’une galaxie entière. Pourtant, certaines suivent un tout autre destin et s’évanouissent simplement.
Des astronomes américains ont observé précisément ce phénomène: une étoile géante lumineuse dans la galaxie d’Andromède s’est transformée silencieusement en trou noir, rapportent les chercheurs dans la revue «Science».
Vents stellaires
L’étoile, désignée par le code M31-2014-DS1, possédait à l’origine environ 13 masses solaires. Au fil des millions d’années, elle a perdu une grande partie de sa matière sous l’effet des vents stellaires, jusqu’à tomber à environ cinq masses solaires.
Des observations menées avec le télescope spatial Neowise ont montré qu’elle a d’abord gagné en luminosité dès 2014, avant de disparaître soudainement. «C’est probablement la découverte la plus surprenante de ma vie», confie l’astrophysicien Kishalay De, de l’université Columbia à New York.
Comment une étoile peut-elle mourir?
En temps normal, la fusion nucléaire produit une pression interne suffisante pour contrebalancer l’énorme gravité de l’étoile. Lorsque le combustible s’épuise, le noyau s’effondre et une onde de choc expulse les couches externes dans l’espace.
Le déclenchement effectif d’une supernova dépend notamment de minuscules neutrinos chargés d’acheminer l’énergie vers l’extérieur. Dans le cas de M31-2014-DS1, ce mécanisme n’a visiblement pas suffi: l’étoile s’est effondrée sans explosion apparente pour former un trou noir.
Le trou noir n’est pas observable directement. Un faible rayonnement infrarouge suggère toutefois que le gaz expulsé auparavant retombe progressivement dans le trou noir pendant des dizaines d’années, chauffant la poussière environnante. Pour les astronomes, il s’agit d’un indice déterminant: certaines étoiles massives meurent en silence et offrent un nouvel éclairage sur la formation encore mystérieuse des trous noirs.
L'éclipse solaire du 12 août
Alors que les chercheurs documentent une mort stellaire «silencieuse», les passionnés du ciel pourront admirer plusieurs phénomènes en 2026. Le 12 août se produira la première éclipse totale de Soleil visible en Europe depuis plus de dix ans. La bande de totalité s’étendra de l’Arctique à la Méditerranée occidentale en passant par l’Atlantique Nord. En Europe centrale, l’événement sera partiel, avec une occultation pouvant atteindre 92% en Valais.
Deux semaines plus tard, dans la nuit du 27 au 28 août, une éclipse partielle de Lune suivra. Vers 6h12, la pleine Lune sera plongée à environ 93,5% dans l’ombre de la Terre, un spectacle particulièrement intéressant pour les lève-tôt. Les amateurs d’étoiles filantes ne seront pas en reste: les Perséides seront particulièrement actives dans la nuit suivant le 12 août, les Léonides après le 17 novembre et les Géminides atteindront leur maximum dans la nuit du 13 au 14 décembre.