L'ancien chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy s'était fait représenter par son avocat depuis l'ouverture du procès Bygmalion le 20 mai. Il est jugé pour «financement illégal de campagne» et encourt un an de prison et 3750 euros d'amende.
Les treize autres prévenus - anciens cadres de Bygmalion et de son parti l'UMP (devenu Les Républicains), directeur de campagne, experts comptables - qui ont défilé à la barre, sont tous soupçonnés d'être impliqués à des degrés divers dans le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses autorisées pendant la campagne du président candidat à sa réélection.
Le procès est prévu jusqu'au 22 juin
Le prix réel des quelque 40 meetings organisés par Bygmalion avait été drastiquement réduit, et le reste - 80% des factures - réglé par l'UMP, au nom de conventions fictives du parti. Contrairement aux autres, renvoyés notamment pour escroquerie ou usage de faux, Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour ce système, et comparaît pour «financement illégal de campagne» uniquement.
Début mars, il était devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme: il s'était vu infliger par le tribunal correctionnel de Paris trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence, et avait fait appel.
(ATS)