C’est un bras de fer permanent qui pourrait bien connaître son point culminant ce vendredi. Entre les Etats-Unis et l’Italie, le torchon brûle. Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il pourrait retirer les troupes américaines d’Italie et d’Espagne. Face à ces attaques répétées, la Première ministre italienne Giorgia Meloni contre-attaque et prévoit une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.
«C’est une décision qui n’est pas de mon ressort et que je ne soutiendrais pas personnellement», a clarifié Giorgia Meloni lors d’une conférence de presse lundi. Elle a ajouté: «Je considère que certaines des affirmations portées contre nous sont inexactes.»
L’origine du conflit: le refus de survol
A l’origine de cette discorde, le refus de l’Italie d’autoriser les avions militaires américains impliqués dans le conflit contre l’Iran à utiliser ses bases. Pour Donald Trump, le problème ne réside pas tant dans le refus lui-même que dans la manière dont il a été formulé. Si les pays avaient déclaré gentiment qu’ils voulaient aider mais qu’ils avaient besoin d’un peu de temps, cela aurait été différent pour lui.
Pendant ce temps, l’Italienne reste calme et souhaite s’entretenir avec Marco Rubio à la fin de la semaine sur les relations américano-italiennes. D’ici là, elle compte s’accorder sur une ligne diplomatique commune avec son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et son vice-premier ministre, Matteo Salvini, rapporte le «Corriere della Sera».
Environ 12’000 membres des forces armées américaines sont stationnés en Italie; en Europe, seule l’Allemagne a une présence américaine plus importante avec plus de 36’000 soldats. L’exemple de l’Allemagne a montré que Trump mettait ses menaces à exécution. Le gouvernement américain a annoncé ce week-end le retrait de quelque 5000 soldats d’Allemagne.