Lors d'attaques «terroristes»
Au Mali, la junte confirme la mort de son ministre de la Défense

Le gouvernement malien a annoncé la mort de son ministre de la Défense, le général Sadio Camara. Il a été tué samedi à Kati, près de Bamako, lors d'une attaque qualifiée de terroriste impliquant un véhicule piégé conduit par un kamikaze.
Sadio Camara été blessé puis transporté à l'hôpital où «il a malheureusement succombé», d'après le gouvernement malien.
Photo: IMAGO/SNA
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ATS Agence télégraphique suisse

Le gouvernement malien a annoncé dimanche soir la mort du ministre malien de la Défense. Le général Sadio Camara, a été tué lors des attaques «terroristes» samedi par «un véhicule piégé conduit par un kamikaze» à sa résidence de Kati, près de la capitale Bamako.

La mort du général de corps d'armée et ministre de la Défense et des anciens combattants, Sadio Camara, 47 ans, avait été annoncée un peu plus tôt dans la journée par des proches. Il était un des principaux responsables de la junte au pouvoir depuis 2020, dont des positions stratégiques ont été visées samedi par des attaques coordonnées des djihadistes du JNIM, affiliés à Al Qaïda, alliés aux sécessionnistes touaregs du Nord du Mali.

Appuyés par des mercenaires russes

Plusieurs villes ont été ciblées dont Bamako, Sévaré (centre), Gao et Kidal (nord) et Kati et les combats se sont poursuivis dimanche dans ces deux dernières villes, entre les insurgés et l'armée appuyée par des mercenaires russes. Lors des «incidents terroristes» ayant visé sa résidence, le général Camara a «engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains», affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès.

Il a été blessé puis transporté à l'hôpital où «il a malheureusement succombé», dit le texte. «L'effondrement de sa résidence a causé d'autres victimes et la destruction d'une mosquée à proximité ayant entraîné la mort de certains fidèles qui étaient à l'intérieur», ajoute le communiqué sans préciser de nombre. Le défunt, en raison de «son bilan élogieux dans la défense nationale», aura droit à des «funérailles nationales», promet le gouvernement. 

Les attaques de samedi et les combats qui ont suivi ont fait 16 blessés civils et militaires et des «dégâts matériels limités», selon un bilan de la junte donné samedi soir. Le Mali est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences djihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, les attaques conjointes samedi des djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) et de la rébellion touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) sont inédites.

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