L'artiste suisse Odymel, qui a mixé au célèbre festival d'électro Tomorrowland, est dans la tourmente: il est accusé d'abus sexuels par une personne travaillant dans une agence de management d'artistes. Après être resté dans le silence «par peur de mal communiquer», le DJ de techno basé à Bruxelles a décidé de prendre la parole ce lundi, comme relaient divers médias belges.
Et la longue explication qu'il a fournie sur son compte Instagram peut sembler déroutante: il se dit victime de «sexomnie», un trouble du sommeil rare lié au somnambulisme qui se caractérise par des activités sexuelles inconscientes.
«J'ai appris ce qui se serait passé plusieurs jours après, à travers ce qu'elle (ndlr, la victime) m'a raconté. Ces faits se seraient produits pendant mon sommeil, durant un épisode de somnambulisme», écrit le DJ sur sa publication. Bien qu'il ne nie pas les faits, il affirme n'avoir «aucune mémoire» sur l'incident, affirmant que cela «ne correspond en rien» à la façon dont il a «toujours» essayé de se comporter. Et d'ajouter que cette accusation est la seule qu'on lui reproche.
Conscient que les explications sont étranges
Odymel précise qu'il entretenait des relations sexuelles «consenties» et «ponctuelles» avec la personne qui l'accuse aujourd'hui. D'après les explications qu'elle lui a fournies, il se serait endormi après un rapport. C'est durant son sommeil qu'il aurait adopté des gestes déplacés: d'abord de façon solitaire, avant de tenter d'initier un nouveau rapport «non souhaité». Le musicien assure s’être immédiatement arrêté lorsque sa partenaire a exprimé son refus à voix haute. Selon lui, la personne plaignante aurait décrit un état qui ne lui ressemble pas.
Il explique avoir mis du temps à comprendre et à accepter cet épisode, qu’il qualifie d’«inédit et terrifiant». Odymel indique avoir entrepris un suivi thérapeutique et présente ses excuses pour les faits, tout en reconnaissant ne pas pouvoir «effacer le tort causé».
Il se dit conscient que ses explications peuvent semer le doute et être difficiles à croire. «C'est précisément pour cette raison que j'ai choisi de me soumettre aux expertises demandées», affirme-t-il. Il affirme qu'un premier rapport atteste la «plausibilité» d'un épisode de sexomnie. Une enquête préliminaire est en cours. Déjà interrogé, l'artiste se dit disposé à pleinement collaborer avec la justice pour que la lumière soit faite sur cette affaire.