Violences aux USA
Minnesota: la fin des opérations anti-immigration serait proche

Les controversées expulsions de migrants au Minnesota pourraient prendre fin dans quelques jours, selon le gouverneur Tim Walz. Ces opérations fédérales, marquées par des violences, ont suscité indignation et manifestations.
Tim Walz s'est montré très critiqué face à la politique sécuritaire de Trump.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

La fin des très contestées opérations d'expulsions de migrants en cours dans l'Etat américain du Minnesota (nord) à l'initiative de l'administration de Donald Trump est une «question de jours», a affirmé le gouverneur Tim Walz mardi.

«J'estime - et nous en saurons davantage, je pense, d'ici un jour ou deux - qu'il est question de jours, pas de semaines ni de mois, avant la fin de cette occupation», a-t-il déclaré, indiquant avoir échangé avec le responsable de l'opération, Tom Homan, et la cheffe de cabinet du président, Susie Wiles.

A Minneapolis, la plus grande ville du Minnesota, des milliers d'agents de la police fédérale de l'immigration (ICE) et de la police des frontières ont mené ces dernières semaines des raids que l'administration présente comme ciblant des criminels. Un grand nombre de migrants - et parfois des Américains - ont été arrêtés.

«Terreur dans les rues»

Deux citoyens américains qui tentaient de s'y opposer, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués par balles par des agents fédéraux le mois dernier, ce qui a déclenché une vague d'indignation et d'importantes manifestations.

Tim Walz, qui s'exprimait lors d'un événement consacré à l'impact de cette opération fédérale sur les petites entreprises, l'a qualifiée de «campagne fédérale de représailles». «Nous avons vu la terreur dans les rues. Nous avons vu la violence dans nos rues. Nous voyons la destruction économique que cela provoque», a ajouté le gouverneur du Minnesota.

L'opposition démocrate demande de vastes réformes du fonctionnement de ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de dissimuler leur visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant.

Un financement sur la sellette

A cet effet, les chefs démocrates au Congrès menacent de ne pas approuver le projet de financement 2026 du ministère de la Sécurité intérieure (DHS). Face à leurs demandes, la Maison Blanche a signalé sa volonté de négocier, mais sa réponse n'a jusque-là pas satisfait l'opposition.

Le 31 janvier, une juge américaine a rejeté, de manière temporaire, la demande des autorités démocrates du Minnesota de bloquer les opérations anti-immigration.

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