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Une juge rejette une demande du gouvernement américain, Google applaudit

Google échappe à un démantèlement publicitaire aux Etats-Unis. Une juge considère que des mesures de régulation suffisent face aux accusations de monopole portées par le gouvernement américain.
Le monopole de Google était critiqué par le gouvernement.
Photo: Shutterstock
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ATS Agence télégraphique suisse

Une juge américaine a rejeté mercredi le démantèlement de l'activité publicité en ligne de Google demandé par le gouvernement américain. Elle estime que les engagements d'évolution annoncés par le géant du numérique répondaient aux craintes de monopole sur le secteur.

Cette décision fait suite à une précédente prise par un autre juge fédéral cette année qui avait conclu que Google avait volontairement créé les conditions d'un monopole via ses outils dédiés au marché publicitaire.

La juge, Leonie Brinkema, a annoncé dans sa décision préférer une série de mesures visant à encadrer l'activité de Google sur le marché publicitaire plutôt qu'une scission. Elle a donc demandé aux parties de s'entendre sur un plan à lui proposer en ce sens.

C'est la deuxième fois ces dernières années que la justice américaine repousse l'idée d'un démantèlement d'une partie des activités de Google, un juge ayant refusé l'année dernière la vente forcée du navigateur du groupe, Chrome, dans un autre procès pour possible monopole. Les motifs derrière la décision de la juge Brinkema n'ont pas encore été rendus publics.

Google «satisfait»

Dans une déclaration transmise à l'AFP, la vice-présidente de Google pour la Régulation, Lee-Anne Mulholland, s'est dite «très satisfaite que la cour ait rejeté la demande du département de la Justice de démanteler des outils qui aident les petites entreprises à croître en touchant de nouveaux clients».

Les représentants du gouvernement avaient demandé fin novembre le démantèlement des activités publicitaires de Google lors d'un procès portant sur les outils en ligne développés par l'entreprise et utilisés par les éditeurs de sites internet pour vendre des espaces publicitaires.

Le département de la Justice, ainsi que plusieurs Etats américains, reprochaient à Google de créer des situations de monopole sur le marché de la publicité en ligne, en agissant de «manière illégale et évoluant sans arrêt depuis une décennie».

Selon eux, le groupe contrôle plusieurs aspects essentiels de ce marché, en particulier les plateformes où les sites peuvent vendre leurs espaces publicitaires et celle où les transactions sont réalisées, ayant ainsi la main sur une immense demande publicitaire.

Google avait estimé pour sa part qu'une telle proposition serait un abus de pouvoir de la part du gouvernement qui déstabiliserait le marché, assurant que ses outils apportent efficacité et innovation. L'entreprise avait aussi jugé impossible de séparer ces différentes activités.

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