La Suisse a-t-elle une stratégie dans le monde de «fous» dans lequel nous vivons? Cette question est au cœur de la plupart des votations qui seront bientôt soumises au peuple, à commencer par celle du 14 juin sur «Pas de Suisse à 10 millions». Il y aura ensuite le référendum du 27 septembre pour «préserver la neutralité», puis celui sur les accords bilatéraux avec l’Union européenne… Alors, cette stratégie? Que cherche-t-on à défendre, à gagner, à prouver?
Dans son essai «Stratégie. Les essentiels» (Ed. Odile Jacob), le général français Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre à Paris, ne s’adresse pas qu’aux Etats et aux gouvernements. Il dresse aussi le tableau des décisions stratégiques que les dirigeants d’entreprise doivent savoir prendre. Il s’interroge à la fois sur le «quand», le «comment» et le «pourquoi». Trois questions décisives dans le monde façonné par Donald Trump. Sans priorités, pas de stratégie. Et sans adaptabilité, pas de résultats.
Il faut entendre l’appel de Vincent Desportes à plus de clarté et de clairvoyance dans les décisions. La stratégie, aujourd’hui, ne peut pas être une simple addition d’opportunités. Une entreprise n’est pas une planche de surf. Il faut avoir un cap. Idem pour un pays, surtout lorsqu’il est neutre comme la Suisse et demeure à l’extérieur du bloc européen arc-bouté sur son marché intérieur.
Se posent aussi les interrogations sur l’adéquation entre la stratégie et la taille de votre organisation. Une petite entreprise doit percer les défenses de l’adversaire. Une multinationale, après avoir prospéré, doit à la fois miser sur l’innovation et jouer en défense. Avoir une stratégie, c’est être capable de répondre aux défis principaux, majeurs, sans se laisser détourner par l’écume des événements. Un podcast de Blick indispensable pour prendre de bonnes décisions. Prêts?
A lire : Stratégie. Les essentiels (Ed. Odile Jacob).