Le Dour Festival a décidé de déprogrammer plusieurs artistes visés par de «graves accusations», a-t-il annoncé mardi 24 février sur ses réseaux sociaux. Bien que les noms n’aient pas été révélés, la décision reflète l’engagement du festival à maintenir «un cadre conforme aux valeurs que nous défendons».
Le Dour Festival a réaffirmé son objectif de rester «un espace de respect de liberté et d'inclusion». Cette annonce intervient alors que des accusations de violences sexistes et sexuelles ciblent plusieurs artistes sur les réseaux sociaux, notamment des DJ.
Atteint de sexsomnie
Parmi eux, Odymel, un DJ suisse basé à Bruxelles, est accusé d’agressions sexuelles. Le collectif Hangar, organisateur d’un concert prévu le 14 mars au Brussels Gate, a annoncé l’annulation de son show. «En raison de la situation actuelle, le show d’Odymel est annulé», a confirmé Hangar.
Odymel était également programmé au Dour Festival pour une performance le 18 juillet. Toutefois, sa page artiste a disparu du site officiel du festival. Sur Instagram, le DJ a déclaré avoir été entendu à deux reprises par les autorités dans le cadre d’une enquête préliminaire. Il attribue son comportement à un trouble appelé sexsomnie – le somnambulisme sexuel – et affirme avoir entamé une thérapie.
L'artiste suisse a assuré prendre ses distances avec d'autres artistes de l’agence française Steer, comme Shlomo, Basswell et Carv, également accusés d’agressions sexuelles. Steer a suspendu toute collaboration avec ces DJ.