Le ministre de la Défense de la Corée du Nord, No Kwang Chol, a été limogé lors d'une réorganisation de l'Etat-major militaire annoncée dimanche par l'agence officielle KCNA.
No Kwang Chol a également été exclu de la direction centrale du Parti des travailleurs au pouvoir au cours de cette réunion présidée samedi par le dirigeant Kim Jong Un. Il va devenir premier vice-directeur du département des munitions, selon le média d'Etat. Kim Son Gi, directeur du bureau de la politique générale de l'armée, le remplace comme ministre.
Le conseiller auprès du ministère Pak Jong Chon devient, lui, vice-président de la Commission militaire centrale du Parti des travailleurs.
Om Ju Ho, commissaire politique de l'armée de l'air, et Yu Kwang U, directeur du bureau de la sécurité de l'armée, deviennent respectivement membre du Comité central du parti et de son bureau politique.
La Corée du Nord a gravé en 2023 dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut de puissance nucléaire, un principe proclamé un an plus tôt par Kim Jong Un, alors que le pays est sous le coup de lourdes sanctions internationales pour ses programmes d'armes atomiques et de missiles balistiques.
La Corée du Sud, les Etats-Unis et d'autres membres de la communauté internationale posent la dénucléarisation de la Corée du Nord comme la condition préalable à toute levée des sanctions.
Cette réorganisation intervient un peu plus d'une semaine après la clôture des exercices conjoints annuels de la Corée du Sud et des Etats-Unis, que Pyongyang considère comme une répétition en vue d'une invasion.
Ces manoeuvres ont été considérablement réduites par le président américain Donald Trump, dans un appel du pied à Kim Jong Un, qu'il a déjà rencontré trois fois lors de son premier mandat.