On l'appelle «Calarca»
La Colombie réactive un mandat d'arrêt contre un puissant guérillero

La Colombie réactive les mandats d'arrêt contre 46 guérilleros, dont le puissant chef «Calarca», après l'abandon des négociations de paix. Le président Abelardo de la Espriella privilégie désormais l'offensive militaire contre les groupes armés et le narcotrafic.
Alexander Diaz, alias Calarca, est accusé d'avoir mené plusieurs attaques contre des civils et les forces de l'ordre en Colombie.
Photo: Capture d'écran X
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AFP Agence France-Presse

Le parquet colombien a réactivé mardi les mandats d'arrêt contre l'un des chefs de guérilla les plus puissants du pays ainsi que d'autres guérilleros, alors que le nouveau gouvernement a enterré les négociations de paix. Le président de droite dure Abelardo de la Espriella, entré en fonctions le 7 août, a décrété la fin des pourparlers menés par son prédécesseur de gauche Gustavo Petro et a lancé une offensive militaire contre les groupes armés du pays, premier producteur mondial de cocaïne.

En plus de celui qui se fait appeler «Calarca», la justice cherche à arrêter 45 autres insurgés, selon un document signé par la procureure générale Luz Adriana Camargo. L'arrivée au pouvoir de Abelardo de la Espriella marque un tournant dans le pays sud-américain, qui entend désormais lutter frontalement contre les groupes armés impliqués notamment dans le trafic de drogue, avec le soutien de l'allié américain.

Narcotrafic et exploitation minière illégale

Alexander Diaz, alias Calarca, a lancé des attaques contre la population civile et les forces de l'ordre, malgré les négociations qu'il menait avec le gouvernement Petro depuis 2022. Ses hommes sont derrière des attentats à la bombe, des enlèvements et des extorsions. Son groupe se finance à travers le narcotrafic et l'exploitation minière illégale.

Le guérillero avait été arrêté à un barrage routier en 2024, puis remis en liberté en raison de son statut de négociateur. Durant ses premières semaines au pouvoir, Abelardo de la Espriella a ordonné trois bombardements meurtriers contre des guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN) et deux dissidences de la guérilla des Farc ayant rejeté l'accord de paix de 2016.

Au moins 38 personnes sont mortes dans ces frappes, dont quatre mineurs. Lundi, l'ELN a riposté par un attentat à la bombe qui a fait un mort et onze blessés près de la frontière avec le Venezuela. 

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