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Leon Bridges artisan moderne du Rhythm and Blues

Le vendredi c’est jour de sortie et aujourd’hui, on fait un focus sur «Gold-Diggers Sound», le troisième et lumineux album de l’auteur-compositeur interprète américain.
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Caroline Piccinin

Pour donner vie à ce nouvel album, pendant presque deux ans, Leon Bridges a «passé des nuits tardives, vécu, travaillé et bu» au Gold-Digger de Los Angeles. Il a senti un «lien spirituel» si fort avec ce boutique hôtel, bar et studio d’enregistrement qu’il a nommé son disque en hommage à ce lieu.

Avec «Gold-Diggers Sound», l’auteur-compositeur interprète de 32 ans livre, après deux premiers albums salués par la critique, un nouvel opus de haut vol qui inspire de longues soirées d’été que la morale de certains pourrait réprouver. Chronique vidéo et review de l’album ci-dessous.

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Le disque commence avec «Born Again». Piano, trompette, élévation atmosphérique, on peut dire que Leon envoie du bois pour son ouverture. Sur ce track, il est accompagné par Robert Glasper, figure montante du jazz et ce featuring déboîte. Arrive ensuite «Motorbike», dont le potentiel tubesque n’est plus à prouver puisqu’il a fait office de single pour teaser le disque et surtout puisqu’il dépasse déjà les 6 millions de streams, tourne en boucle sur les bonnes radios et sur les playlists des amateurs de musique tendance vintage.

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Sur le track suivant «Steam» arrive un groove funk qui ferait se dandiner même les plus récalcitrants à ce style. «Why don’t you touch me», «Magnolias» s’enchaînent et donnent envie de partir pour un road-trip en cabriolet dans les grands espaces des États-Unis. Passé le petit interlude de trompettes avec «Gold-Diggers», arrivent «Details» et «Sho Nuff» qui ne font que confirmer le fait que si l’on n’est pas déjà amoureux, on le devient juste avant que la fin du disque se déroule avec «Sweeter» qui parle des violences policières et l’espoir que cela change. Leon avait sorti cette chanson prématurément suite au meurtre de George Floyd. Dans une interview pour le «Fort Worth Star Telegram», il explique: «J’ai écrit cette chanson avant l’incident de George Floyd, qui reflète totalement le fait perpétuel des hommes noirs non armés qui meurent aux mains de la police. C’est quelque chose auquel j’ai toujours pensé, mais je n’arrivais pas à trouver les bons mots. 'Sweeter' a été ce moment pour moi».

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L’avant-dernière piste, «Don’t Worry», duo avec la chanteuse Ink, rappelle «Texas Sun» qu’il avait sorti avec Khruangbin. Sur ce track mid-tempo folk et sensuel, les voix s’entremêlent pour donner vie à un soleil. Le crépuscule de l’album, lui, se joue avec «Blue Mesas» comme la B.O. d’un film, Leon a sorti les violons, puis pose son timbre chaud pour raconter la solitude. Gageons qu’avec ce disque, beaucoup de ceux qui se sentiraient seuls, trouveront – et on leur souhaite, l’envie de ne plus l’être.

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