Plateforme en ligne dès 2028
La réforme numérique de l’AVS sous le feu des critiques

Le Parlement débat de la numérisation de l’AVS et de l’AI. Dès 2028, une plateforme en ligne doit simplifier l’accès aux données des assurés, malgré des critiques sur le projet.
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La plateforme en ligne vise à permettre aux citoyens d'accéder de manière facile, rapide et sûre au portail AVS et AI.
Photo: Shutterstock

Le Conseil national empoigne mercredi le dossier de la numérisation complète de l'AVS et de l'AI. Le changement de système permettra dès 2028 aux assurés d'accéder à leurs données sur une plateforme en ligne.

Aujourd'hui, les démarches pour obtenir des renseignements sur l'état de son premier pilier prennent plusieurs semaines. L'échange de données pour ces assurances n'est en effet pas automatisé et la communication avec les assurés s'appuie fréquemment encore sur des documents PDF ou papier.

Accès facile et rapide

La plateforme en ligne vise à permettre aux citoyens d'accéder de manière facile, rapide et sûre au portail AVS et AI. L'assuré n'aura plus besoin de se justifier pour avoir accès à ses données, selon le Conseil fédéral.

Les citoyens doivent pouvoir vérifier quelles cotisations AVS ont déjà été versées sur leur compte individuel. Il doit être possible, par exemple, de voir si tous leurs employeurs ont versé les cotisations AVS qui leur sont dues et s'ils ont des lacunes de cotisation. Le projet du gouvernement prévoit également un calcul automatisé et provisoire des futures rentes. La communication doit se faire de manière sécurisée par voie numérique. Pour les assurés, l'utilisation de la plateforme restera facultative.

Economies via le digital

La Confédération estime les coûts d'investissement pour la plateforme à 15 millions de francs. Les coûts d'exploitation annuels se monteront à 1,5 million. L'investissement n’aura aucune incidence sur le budget de la Confédération. L'échange standardisé de données électroniques permettra de réaliser des économies.

La droite est opposée au projet. L'UDC demande de renvoyer le dossier au Conseil fédéral. Le parti rappelle que 20 cantons ont rejeté la réforme lors de la consultation.

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