Toutes les options sont sur la table
A la BNS, un retour aux taux négatifs n'est pas tabou

Petra Tschudin affirme que les taux négatifs pourraient revenir si nécessaire pour maîtriser l'inflation. Les particularités du panier d'achat suisse atténuent l'effet des fluctuations pétrolières.
Les trois membres de la direction générale de la BNS: le vice-président Antoine Martin, le PDG Martin Schlegel et Petra Tschudin.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Toutes les options en matière de taux sont ouvertes en Suisse, selon Petra Tschudin, membre de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS). Un retour aux taux négatifs n'est pas un tabou.

La baisse de l'inflation est due à des anticipations bien ancrées et à des particularités du panier d'achat helvétique, a-t-elle souligné vendredi dans une interview publiée dans Finanz und Wirtschaft. «Si cela devenait nécessaire de baisser les taux d'intérêt en terrain négatif, pour maintenir l'inflation entre 0 et 2% à moyen terme, nous le ferons».

Les conséquences de l'IA ne sont pas claires

La récente hausse du prix du pétrole a eu un impact relativement faible sur le renchérissement, a appuyé Mme Tschudin. L'essence et d'autres produits dont les prix fluctuent fortement sont moins représentés dans l'indice des prix à la consommation par rapport à d'autres pays. Les produits pétroliers ne pèsent que 2%. Néanmoins, la volatilité des prix des hydrocarbures augmente l'incertitude en matière de prévision d'inflation.

Concernant les conséquences de l'intelligence artificielle, celles-ci ne sont pas claires. A long terme, des gains de productivité pourraient faire baisser les prix, quand à court terme, le déploiement de l'IA suppose des investissements élevés et il «peut donc y avoir une pression inflationniste», a ajouté Petra Tschudin.

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