Militer pour la mise en place de radars anti-bruit ou abaisser les limites sonores tout en restant un point de contact et de conseil central pour les personnes exposées au bruit. Ce sont les défis qui accompagnent au quotidien la Ligue suisse contre le bruit qui se prépare à vivre mercredi la Journée contre le bruit 2026.
Interrogée par Keystone-ATS, la présidente de la Ligue Gabriela Suter estime que cette dernière doit s'impliquer dans une réglementation plus stricte des feux d'artifice ainsi que dans la création d'"îlot de calme» dans les villes. «Ces espaces doivent offrir à la population des lieux de refuge face à la pollution sonore croissante.»
Mesures efficaces
Gabriela Suter juge également que la Ligue suisse contre le bruit doit continuer à mener un travail d'information «sur les effets néfastes du bruit sur la santé». Elle rappelle que son organisation s'engage sur le plan politique en «intégrant activement la perspective de la protection contre le bruit dans les débats en cours et en menant des actions de lobbying au Parlement».
Malgré le travail encore à accomplir, la présidente de la Ligue sait regarder dans le rétroviseur et constater les victoires déjà acquises. Elle cite notamment le rôle joué dans l’élaboration de la loi sur la protection de l’environnement et de l’ordonnance sur la protection contre le bruit dans les années 1980. «Nous avons aussi obtenu, grâce à une pression médiatique efficace, que les cantons ne se contentent pas d’assainir leurs routes sur le papier, mais qu’ils mettent davantage en œuvre des mesures efficaces d’assainissement du bruit routier.»