Une Fribourgeoise en prison
Pas de révision du procès de l’assassinat de Vuadens

Le Tribunal fédéral a rejeté, le 11 février 2026, la demande de révision du procès de Vuadens. La Fribourgeoise de 31 ans, condamnée à perpétuité pour le meurtre en 2018 d’une fillette de deux ans et demi, reste en prison.
Le TF refuse un nouveau procès pour l'assassinat de Vuadens.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Il n'y aura pas de révision du procès de Vuadens (FR). La Fribourgeoise de 31 ans, condamnée à la prison à vie pour l’assassinat en novembre 2018 de la fillette âgée de deux ans et demi de son ex-compagnon, n’a pas convaincu le Tribunal fédéral (TF) de rouvrir le dossier.

Dans un arrêt daté du 11 février, identifié par La Liberté, le TF a rejeté le recours et confirmé la décision du Tribunal cantonal (TC) fribourgeois d'il y a une année. Celui-ci n’était pas entré en matière sur la demande de révision du jugement, dont a fait l’objet celle qui se présente comme la victime d’une erreur judiciaire.

Selon la trentenaire, qui conteste son implication dans l’assassinat de la fillette, rouée de coups et asphyxiée jusqu’à ce qu'à la mort dans sa chambre d’enfant, la justice devrait se pencher sérieusement sur le cas du père de la petite victime, qu’elle accuse d’abus sexuels durant leur relation.

Détention préventive

Le Gruérien de 41 ans, en détention préventive depuis plus de deux ans, est en effet mis en cause pour des faits semblables par quatre autres plaignantes, dont l’une était préadolescente au moment des faits allégués, rappelle l'article paru jeudi dans le quotidien fribourgeois. L'homme reste présumé innocent.

L'individu a fait l’objet, dans le cadre de la procédure qui le vise, d’une expertise psychiatrique ayant mis en évidence un «trouble narcissique de la personnalité d’intensité modérée et de traits importants de personnalité psychopathiques et pervers s’incarnant par une tendance au mensonge et à la manipulation».

Selon la recourante, poursuit le journaliste de La Liberté, ces caractéristiques font du quadragénaire un suspect potentiel dans l’assassinat de sa propre fille et devraient conduire la justice à rouvrir le dossier du crime de 2018. Le Tribunal fédéral n’est pas de cet avis et a fait siennes les considérations du TC.

Jugement valable

Le Tribunal cantonal avait estimé que l'expertise psychiatrique, établie postérieurement à la procédure ayant abouti à la condamnation de la trentenaire et dont la teneur n’était donc pas connue des magistrats, n’était pas de nature à modifier l’état de fait sur lequel ils s’étaient basés.

La condamnation de la recourante à la prison à vie se fondait sur un faisceau d’éléments matériels récoltés durant l’instruction, a confirmé le TF. Pour mémoire, ce dernier avait déjà rejeté il y a deux ans son recours contre la peine à vie prononcée par la justice fribourgeoise en juin 2023. (arrêt 6B_269/2025 du 11 février 2026)

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