Signal d'alerte
Le ton monte à la police jurassienne après une vague de départs

Le syndicat des policiers jurassiens dénonce un malaise au sein de la police cantonale après une vague de départs inhabituelle. Quinze collaborateurs ont quitté le corps l’an dernier, un signal d’alerte que le Gouvernement ne partage pas.
La police jurassienne est sous tension après une série de démissions.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Syndicat des polices du canton du Jura (SPCJ) estime qu'il existe un problème de fond au sein de la police cantonale qui a enregistré l'année dernière un nombre particulièrement élevé de départs, dépassant largement la moyenne habituelle. Il ne partage donc pas l'appréciation du Gouvernement qui estime que le climat de travail au sein de la police est bon.

«Ce pic de démissions est le symptôme d'un malaise profond: le thermomètre affiche une fièvre qu'il est temps de soigner», estime le syndicat. L'année dernière, quatorze policiers et un assistant de sécurité publique ont quitté la police sur un effectif total d'environ 180 collaborateurs.

Sous-effectif d'agents

Le syndicat réagissait ainsi à la réponse récemment publiée du Gouvernement à une question écrite. L'exécutif relevait que ces départs étaient liés à des choix personnels ou à des départs en retraite. Il reconnaissait toutefois que le nombre de démissions était plus élevé qu'à l'ordinaire, tout en se voulant rassurant sur le climat de travail.

Mais pour le syndicat, le problème est cependant réel et cette analyse permet de relativiser la crise. «Il ne s'agit pas tant d'un conflit de personnes que d'un problème d'organisation». Dans un communiqué diffusé mardi, il considère qu'il existe un besoin impératif d'analyser la situation de manière scientifique et d'accompagner le personnel dans son évolution.

Le Gouvernement reconnaît qu'en 2026 et en 2027, la police cantonale jurassienne pourrait se trouver en sous-effectif d'agents de police. Une situation qui s'explique selon lui par des départs non planifiés mais surtout par la création de nouveaux postes consécutifs à l'arrivée de la Ville de Moutier.

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