L'administration peut vous ratrapper à tout moment. Un Neuchâtelois d'adoption l'a appris à ses dépends. Le quadragénaire a perdu son passeport suisse pour avoir dissimulé son passé, révèle Arcinfo.
Arrivé en Suisse en 2003 en tant que requérant d'asile, il obtient son autorisation de séjour en 2009 puis son autorisation d'établissement en 2014. Il dépose ensuite sa demande de naturalisation en 2015 et s'engage à n'avoir commis aucun acte condamnable. Il est finalement naturalisé en 2016.
Le Tribunal fédéral tranche l'affaire
Seulement voilà: en 2020, le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers le condamne à 18 mois de privation de liberté avec sursis pendant trois ans pour des transferts d’argent entre la Suisse et l'étranger. L'intéressé reconnait avoir commis ces infractions, mais après 2016. Il affirme donc n'avoir rien dissimulé au Service cantonal de la Population pendant ses démarches de naturalisation.
Mais l'enquête contredit ses dires et prouve que les délits ont été commis dès 2013. Le Conseil d'Etat neuchâtelois annule donc sa naturalisation en septembre 2024. Le quadragénaire fait un premier recours auprès du Tribunal cantonal, puis du Tribunal fédéral (TF), mais rien n'y fait: le TF confirme définitivement l'annulation en janvier 2026. Il devra attendre deux ans pour faire une deuxième demande et espérer obtenir un nouveau passeport rouge à croix blanche.