La conférence de presse est terminée
La conférence de presse touche à sa fin. Merci d'avoir suivi notre Live.
Pas de témoignage sur les groupes Whatsapp racistes
Interrogé sur la connaissance au sein du corps de police des groupes Whatsapp racistes, Maitre Gillard indique ne pas avoir récolté de témoignages à ce sujet. Par contre, des policiers ont mis en lumière des propos et des comportements discriminants à plusieurs reprises par un nombre importants de collègues. «Une chose importante est la crainte et la perte de confiance envers la hiérarchie. Il y a une crainte de dénoncer ces faits.»
25 témoignages et des «lignes rouges» à clarifier
Maitre Gillard, mandaté pour entendre les signalements des policiers, revient sur la participation. Il indique que 25 témoignages écrits ou oraux, ont été obtenus – sur un total de 500 policiers. L'avocat considère que ce chiffre est «satisfaisant»: «C'est une démarche volontaire qui demande du courage.»
Selon lui, ces témoignages permettent de mettre le doigt sur des choses importantes, comme des problèmes de «copinage» et «d'inégalité». Quant à la question de l'audit, Pierre-Antoine Hildbrand indique que cela pourrait être «pertinent pour les prochaines étapes de la réforme».
Pour Maitre Gillard, le problème majeur est la perception des lignes rouges au sein du corps de police. «En 2026, il y a encore un travail à faire pour expliquer que les collaboratrices ont les mêmes droits que leurs collègues masculins.»
Etat des suspensions
Pierre-Antoine Hildbrand a dressé un état des lieux des suspensions en cours. A ce stade, huit policiers ont été suspendus, un autre a quitté le corps de police et un dernier a été réintégré. Plusieurs dossiers restent toutefois pendants. «Nous ne nous prononçons pas sur les six cas restants», précise le conseiller municipal.
Difficile de donner des exemples de souffrance à la police
Interrogé sur les cas de souffrance au sein de la police, Maitre Gillard indiquer qu'il est pour l'instant «difficile de donner des exemples concrets» par respect pour l'anonymat des policiers. Ceux-ci «doivent pouvoir se livrer en toute confiance».
L'exécutif Pierre-Antoine Hildbrand s'exprime
«Le corps de police a pris connaissance de ces deux rapports. Une réforme profonde est nécessaire mais il est important de saluer le travail des policiers et de leur redire notre confiance», déclare l'exécutif Pierre-Antoine Hildbrand.
«Aujourd'hui nous sommes dans la nécessité de réformer sur le fond et de manière durable, la population ne doit pas avoir de doute sur la police. La police doit regagner la confiance de la population.»
Climat hostile envers les femmes
Les deux avocats mandatés pour recueillir les signalements des policiers ont mis en place un espace d'écoute. Ils ont menés dix entretiens et 14 policiers ont rempli le formulaire en ligne. Ils en font mercredi la restitution synthétique.
La dynamique interne a été perçue comme «préoccupante». La généralisation et la banalisation des discriminations sur les origines ethniques ou sur les religions ont frappé. Plusieurs témoignages ont mis en lumière des comportement sexiste un climat hostile et méprisant pour les femmes.
Le colonel Olivier Botteron, commandant de la police municipale prend la parole
«Des réformes ont eu lieu, mais ce n'est pas assez, il faut en faire plus, nous devons réinventer totalement le corps de police de Lausanne», déclare le colonel Olivier Botteron, commandant de la police municipale.
«On sert le citoyen et on ne le contrôle pas, c'est un changement de paradigme. Il faudra beaucoup de courage, de patience, pour ces réformes, mais je sais que je peux compter sur le corps de police pour ça.»
Des pistes pour la réforme
Le spécialiste de la sécurité, André Duvillard présente les premières piste de travail pour la réforme. Le corps de police a été informé et ce rapport doit être partagé, l'objectif étant de discuter des constats, et de susciter l'adhésion du plus grand nombre de policiers, explique l'ancien commandant de la police neuchâteloise.
Selon lui, il faudrait 5 ans pour une réforme de la police de Lausanne.
Des dysfonctionnements persistants révélés
Les avocats Gillard et Rouvinez, du cabinet Kellerhals Carrard, ont rappelé que leur mission ne consistait ni à enquêter, ni à auditer la police, ni à formuler des recommandations. Dans le cadre de l’espace d’écoute mis en place, une dizaine d’entretiens en face à face ont été conduits, complétés par quatorze témoignages transmis via un formulaire en ligne.
Les échanges ont néanmoins mis en lumière plusieurs dysfonctionnements persistants: banalisation de stéréotypes religieux et raciaux, comportements sexistes récurrents, climat de travail parfois hostile envers les femmes, ainsi qu’un sentiment d’opacité autour des promotions, perçues par certains comme relevant du copinage. Plusieurs policiers ont également exprimé une perte de confiance à l’égard de la Municipalité.
Six mois après la révélation de l'affaire des groupes WhatsApp racistes, la Municipalité présente ce matin à la presse les premières conclusions de deux rapports.
Ces résultats sont le fruit du travail d'André Duvillard, ancien délégué du réseau national de sécurité et ancien commandant de la police neuchâteloise mandaté par l'Exécutif communal pour réformer sa police. Suivez notre direct.