L'Institution de maintien à domicile genevois, IMAD, serait à nouveau dans le tourmente. Un audit externe et une enquête interne mettent en lumière de graves dysfonctionnements, notamment au sein des ressources humaines, révèle «La Tribune de Genève», lundi 4 mai.
Les processus de recrutement présentent des irrégularités importantes: procédures non respectées, dossiers incomplets, conflits d’intérêts et embauches contestables. L’audit évoque même un «risque institutionnel».
Crise à l'IMAD?
Parallèlement, une trentaine de plaintes dénoncent un climat de travail «toxique», marqué par du management jugé «autoritaire», du mal-être et des comportements inappropriés. Plus de la moitié des employés de la DRH disent ne pas faire confiance à leur hiérarchie.
Sur la soixantaine d'employés que compte le département, pas moins de 20 auraient quitté l'institution au cours des deux dernières années. L’enquête parle d’une situation proche d’une crise, avec des «risques psychosociaux» élevés.
Vers des améliorations?
Malgré les assurances du conseil d’administration et l’arrivée de la nouvelle directrice, Emilia Frangos, en début d'année, les problèmes semblent persister. Plusieurs départs ont eu lieu, et les arrêts maladie s'accumulent, tandis que certains responsables mis en cause restent en poste. L’institution promet des améliorations et de la transparence, mais sur le terrain, la souffrance des employés continuerait.