Proximité et contrastes de genre
Le Festival Electron investit Genève pendant 24 jours en octobre

Le Festival Electron revient à Genève du 2 au 25 octobre pour une 23e édition plus longue et décloisonnée. Concerts, performances et installations investiront de nombreux lieux pour célébrer les cultures électroniques.
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Electron va se déployer du 2 au 25 octobre pour sa 23e édition. Plus long et décloisonné, l'événement va transformer la ville.
Photo: Le Temps
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Festival Electron va se déployer à Genève du 2 au 25 octobre pour sa 23e édition. Plus long et décloisonné, l'événement va transformer la ville en un vaste laboratoire de créations électroniques et numériques. Autechre, Modeselektor, 2manydjs, Anetha, DeLaurentis ou encore les pionniers américains de Détroit, Cybotron et Dopplereffekt, figurent parmi les têtes d'affiche.

Après avoir retrouvé sa fréquence annuelle, la manifestation des cultures électroniques prend de l'ampleur en investissant de nombreux lieux insolites. Cette édition 2026 se distingue par sa volonté d'inscrire les arts électroniques au coeur de la ville.

La gare des Eaux-Vives ouvrira au public des galeries jusqu'ici inaccessibles pour accueillir l'exposition gratuite «Machines sensibles?». Consacrée aux intelligences artificielles et aux technologies algorithmiques, elle réunira des signatures internationales comme Sabrina Ratté, Christopher Salter ou Studio Iregular, aux côtés de talents suisses et locaux.

Le festival s'emparera également de la Comédie de Genève, métamorphosée en un espace audiovisuel hybride avec des projections monumentales de Lise Mendes sur sa façade et la performance «Shrink» de Lawrence Malstaf dans les coursives. Le centre commercial Confédération Centre se transformera, lui, en club éphémère pour abriter la soirée «Sublime Club».

Bar to Bar

La plaine de Plainpalais accueillera «Traffic Jam Zoom», une performance de Laura Clos, alias Closca. Cette artiste catalane utilise la voiture comme sculpture lumineuse, sonore et fumigène. Il y aura aussi au centre-ville une installation numérique d'envergure signée Maotik.

Les festivités démarreront avec «Electron Bar to Bar», transformant une vingtaine de bars en mini-dancefloors reliés par une carte numérique et des vélos-taxis. Le «Club Tour» fera, lui, circuler les noctambules entre trois bastions underground avec un billet unique et un Discobus gratuit.

Côté musique, la programmation privilégie la proximité et les contrastes de genres. La soirée Detroit Legends réunira sur une même scène Cybotron et Dopplereffekt, figures fondatrices du son de Détroit.

Référence majeure de l'électro expérimentale, le duo britannique Autechre effectuera son grand retour à Genève tandis que les Berlinois de Modeselektor revisiteront leurs classiques à l'Alhambra. A voir également en première suisse, une création audiovisuelle de DeLaurentis. Cette auteure-compositrice réécrit l'histoire de la musique électronique au féminin.

Artistes locaux

Au Palladium, deux soirées balayeront les styles: 2manydjs, Optimo (Espacio) et HAAi ouvriront les feux le vendredi, avant de céder la place le samedi aux esthétiques euphoriques d'Anetha et DJ Heartstring. Le Genevois Chlär présentera en première suisse son live audiovisuel «KERNEL» à la Comédie.

Fidèle à sa mission de soutien, le festival consacre la moitié de son affiche aux artistes locaux et régionaux, dont Garance, Orphia, Mirlaqi, Blue Mush, Brady ou Raz'n J. Une conférence intitulée «Geneva Tonight?» réunira également les acteurs culturels pour débattre de l'avenir de la nuit genevoise.

La précédente édition avait attiré près de 9800 personnes. La manifestation est dotée d'un budget d'un million de francs.

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