Pour 15,8 millions de francs
L'Etat va devenir l'unique propriétaire foncier du Stade de Genève

La commission des finances du Grand Conseil genevois a validé un crédit de 15,84 millions pour racheter aux CFF leur part des terrains du Stade de Genève. L’Etat veut mettre fin à une copropriété coûteuse et gagner de la marge de manœuvre pour le PAV.
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Pour Genève, l’objectif est de réduire les coûts pour l'Etat qui se voit obligé de verser une rente annuelle aux CFF.
Photo: Keystone
Toan Izaguirre - Journaliste Blick
Toan IzaguirreJournaliste Blick

Le canton de Genève s'apprête à racheter aux CFF leur part des terrains du Stade de Genève, rapporte «Le Temps» ce jeudi. Selon le quotidien, la commission des finances du Grand Conseil a validé mercredi un crédit supplémentaire de 15,84 millions de francs pour mettre fin à cette copropriété héritée du début des années 2000.

Derrière ce rachat de parcelle, un objectif pour l'Etat: s'offrir aussi une marge de manœuvre en vue du développement de la partie sud du périmètre Praille-Acacias-Vernets (PAV). La parcelle sera confiée à la Fondation PAV.

Inauguré en 2003, le stade de 30'000 places appartient à une fondation de droit privé, qui doit verser une rente de superficie aux propriétaires du sol (actuellement l'Etat de Genève et les CFF). Mais faute de rentabilité, c'est l'Etat qui paie la facture qui s'élève à 384'000 francs par an versés aux CFF, alors qu'il renonce à percevoir sa propre part.

Les CFF veulent plus d'argent

Le rachat est envisagé depuis 2020, quand CFF Immobilier a réclamé une hausse de près d'un million par an de cette rente, pour la porter à 1,3 million. Le droit de superficie, qui court jusqu'en 2080, prévoit une renégociation tous les vingt ans selon la valeur du terrain. Cette augmentation aurait coûté 55 millions supplémentaires au canton d'ici là.

En reprenant la maîtrise foncière, Genève espère des économies à long terme. Le vote en commission a été unanime, souligne auprès de nos confrères, le député du Centre Jacques Blondin, qui salue la fin d'une situation «trop compliquée».

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