Quand la prison prépare l’après
Un magasin tenu par des pénitenciers voit le jour en Valais

Un magasin ouvre ses portes au sein de l'espace d'accueil de l’établissement pénitentiaire de Crêtelongue, à Granges (VS). Cette initiative doit permettre aux personnes incarcérées de développer des compétences professionnelles et sociales en vue de leur réinsertion.
Cette activité vise aussi à préserver un contact avec l’extérieur en vue de la sortie de prison.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

A l'entrée de la prison de Crêtelongue, à Granges (VS), un magasin a été inauguré pour aider les détenus à acquérir des compétences utiles à leur réinsertion. Le projet vise à permettre aux personnes incarcérées de «développer des compétences professionnelles et sociales essentielles à leur réinsertion dans la société», résume l'Etat du Valais, dans un communiqué de presse, vendredi. 

Cette activité doit également faciliter le maintien d’un lien direct avec le monde extérieur, dans la perspective de leur libération. Les articles disponibles au magasin sont issus du travail effectué par les détenus, notamment au sein des ateliers agricoles, où sont produits des fruits, des légumes et du fromage.

Valoriser le travail accompli

L’espace de vente, accessible pour le grand public, sans devoir montrer patte blanche, propose également des aliments transformés, comme des confitures, des conserves ou encore des produits de boulangerie. D'autres objets, décoratifs ou pratiques, complètent l’offre (allume-feux, cabanes pour oiseaux, bois de chauffage). Tous ces produits artisanaux sont réalisés sous l’encadrement de personnel qualifié et de maîtres socio-professionnels.

La commercialisation de ces articles permet de valoriser le travail accompli par les personnes en détention. Elle contribue également à informer la population sur les activités réalisées au sein de l'établissement de Crêtelongue.

«Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’établissement de proposer une exécution de peine centrée sur la réinsertion et la responsabilisation des personnes incarcérées», conclut le Canton. L'intégralité des ventes finira dans les caisses de l'Etat du Valais.

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