Le nouveau ministre de l'Asile Beat Jans ne veut pas seulement mettre fin aux activités des demandeurs d'asile criminels. Il prévoit trois autres mesures pour désengorger le système. Blick explique comment elles fonctionnent et ce qu'elles devraient apporter.
Procédure en 24 heures
Les demandes d'asile provenant de pays (principalement l'Afrique du Nord) dont moins de 1% obtient l'asile doivent être traitées dans les 24 heures. Ces procédures rapides ont été testées au centre fédéral d'asile de Zurich. Résultat: le nombre de demandes a diminué de 42%. Ainsi, le système d'asile pourrait être désengorgé. Après Pâques, ces procédures devraient être introduites dans tous les centres d'accueil. Le SEM peut le faire de sa propre compétence.
Lettre de motivation
Beat Jans souhaite que les demandeurs d'asile qui n'ont pratiquement aucune chance d'obtenir l'accueil soient obligés de motiver leur demande par écrit dès le début. Cela doit avoir un effet dissuasif, comme la procédure de 24 heures.
Mais cette idée prendra du temps avant d'être appliquée. Car la loi sur l'asile doit être adaptée. Beat Jans doit donc d'abord obtenir une majorité au Conseil fédéral, puis au Parlement. Et le cas échéant, gagner une votation populaire. Il est envisageable que les organisations d'asile lancent un référendum.
Nouvelles heures d'ouverture
Beat Jans souhaite que les demandes d'asile ne puissent plus être déposées qu'aux heures de bureau. Il s'agirait d'éviter que les migrants utilisent les centres d'accueil comme chambres d'hôtes.
Il semblerait en effet que certains aient utilisé les foyers comme dortoir le week-end alors qu'ils n'avaient pas forcément l'intention de demander l'asile, les empreintes digitales n'étant pas relevées le week-end. Ce comportement a pu surcharger les centres de requérants d'asile.
Avant de pouvoir l'introduire, Beat Jans doit vérifier s'il existe une base légale pour cela. Son département est toutefois convaincu de pouvoir l'introduire de sa propre initiative en adaptant l'ordonnance. Cela prendra au moins six mois. Les femmes voyageant seules, les mineurs et les migrants âgés ou malades continueront toutefois d'être accueillis le week-end.