Le géant du streaming Netflix a été rappelé à l’ordre par un tribunal de Rome. Les juges ont estimé illégales les hausses de prix appliquées depuis 2017, considérant qu’aucune «raison valable» au sens de la loi ne les justifiait. La plainte avait été déposée par l’organisation de consommateurs Movimento Consumatori.
Il s’agissait d’une action collective. Les 5,4 millions d’abonnés italiens de Netflix peuvent désormais espérer non seulement une baisse des tarifs, mais aussi le remboursement des montants payés en trop. Le fournisseur de streaming pourrait devoir assumer des coûts se chiffrant en centaines de millions de dollars.
Cet article a été publié initialement dans le «Beobachter», un magazine appartenant à Ringier AG, éditeur de Blick.
Cet article a été publié initialement dans le «Beobachter», un magazine appartenant à Ringier AG, éditeur de Blick.
Sans action collective, aucune chance
Ce jugement envoie un signal fort. Des procédures similaires sont en cours en Allemagne et en Espagne. En Suisse, en revanche, un tel scénario reste peu probable à grande échelle.
A l’automne dernier, le Conseil des Etats et le Conseil national ont enterré l’introduction des actions collectives, alors même que le Conseil fédéral et, initialement, le Parlement voulaient combler cette lacune. Les clients suisses de Netflix doivent donc agir individuellement, à leurs frais – avec une issue incertaine.
«Le fait que la Suisse ne dispose pas de protection juridique collective est un désastre du point de vue des consommateurs. Netflix en est un nouvel exemple: les actions collectives sont un outil indispensable au bon fonctionnement d’un Etat de droit», déclare Sara Stalder, de Konsumentenschutz.