La canicule de cet été a causé en Suisse des pertes économiques s'élevant à 400 millions de francs. Les phénomènes météorologiques pourraient entraîner des coûts élevés également l'année prochaine, selon une étude de l'assureur-crédit Allianz Trade publiée jeudi. La productivité au travail a également souffert de la chaleur intense de cet été: des pauses plus longues ont été nécessaires et des absences pour cause de maladie ont été enregistrées.
Selon Allianz Trade, les pertes économiques s'élèvent à 400 millions de francs, ce qui correspond à environ 0,05% du produit intérieur brut. L'assureur-crédit analyse, en collaboration avec Allianz, les répercussions des phénomènes météorologiques extrêmes sur l'économie. Les résultats seront désormais publiés chaque année dans l'étude «Allianz Climate Risk Tracker».
Un facteur économique
«Le changement climatique devient de plus en plus un facteur économique», estime le PDG d'Allianz Trade Suisse, Jan Möllmann. Après cet été caniculaire, le prochain phénomène climatique se profile déjà à l'horizon: un El Niño déjà très intense. Celui-ci pourrait coûter environ 451 milliards de dollars à l'économie mondiale en 2027. La Chine, les Etats-Unis et l'Inde devraient supporter à eux seuls près de 60% de ces pertes. Pour l'Europe, Suisse comprise, on table sur une perte nette d'environ 21 milliards d'euros.
L'étude conclut que l'adaptation et la prévention sont essentielles à la résilience économique. Les pays dotés de systèmes d'alerte précoce bien établis, de cartes des risques et de responsabilités clairement définies seraient mieux préparés aux risques climatiques.