A la demande du Tribunal fédéral, la justice saint-galloise a dû libérer un paysan placé en détention préventive après des menaces de mort. Il s'en était pris à une collaboratrice du service vétérinaire cantonal lors d'un contrôle. En décembre 2025, l'employée s'était rendue à la ferme du recourant en compagnie de policiers. Elle avait constaté d'importants manquements et avait évoqué une éventuelle saisie du bétail, indique le Tribunal fédéral dans un arrêt publié mercredi.
L'agriculteur avait lancé à la femme que si elle revenait à l'exploitation, elle n'en sortirait pas vivante et qu'il la balancerait dans la fosse à purin. Le lendemain, le recourant avait appelé la centrale d'alerte de la police et annoncé qu'il y aurait trois morts.
Arrêté derechef, l'homme avait été placé en préventive et le Ministère public avait ordonné une expertise psychiatrique. Il s'était avéré que de violentes disputes divisaient la famille: le paysan en était même venu aux mains avec son frère. Celui-ci ainsi que le père et la mère avaient témoigné que le recourant était imprévisible. Ils ne savaient pas trop si ses menaces devaient être prises au sérieux.
Pour les juges fédéraux, cette situation ne permet pas de maintenir l'intéressé en préventive. Pour justifier une telle mesure, le risque de passage à l'acte doit être concret. L'instance cantonale jugeait le risque «plausible», sans mentionner des indices précis.