La conseillère nationale Anna Giacometti (PLR/GR) entend quitter le Parlement à la fin du mois de novembre déjà. L'élue, qui s'est notamment fait connaître pour la gestion de l'éboulement mortel de Bondo (GR), avait annoncé la semaine dernière ne pas être candidate aux élections fédérales de 2027.
Anna Giacometti, 65 ans, mettra fin à son mandat à la fin de mois novembre, a-t-elle indiqué jeudi à Keystone-ATS, confirmant une information de la radio-télévision romanche RTR. La session d’automne en cours sera sa dernière et elle siégera à la Commission des finances jusqu’au début de la session d’hiver, précise la députée.
La semaine dernière, Anna Giacometti avait expliqué avoir besoin de plus de temps pour elle-même et sa famille et ne pas briguer un nouveau mandat en 2027. Elue au Parlement national en 2019, elle a conservé son siège pour le PLR en 2023. De 2010 à 2020, elle a été la première présidente de la commune fusionnée de Bregaglia (GR).
La députée s’est fait connaître pour sa gestion de crise après le tragique éboulement survenu sur cette commune, au Piz Cengalo, le 23 août 2017. L'ex-présidente était poursuivie, avec quatre autres personnes, pour homicides involontaires en lien avec le tragique événement. Au terme d'un récent procès, tous les accusés ont été définitivement acquittés.
Succession à Berne
Concernant la succession sous la Coupole, le siège de Mme Giacometti revient à l'ex-ministre grison Christian Rathgeb, qui avait obtenu sur la même liste le deuxième meilleur résultat en 2023. Il confirme à Keystone-ATS souhaiter prendre ses fonctions et être intéressé par une candidature aux élections fédérale de l'automne 2027.
Le conseiller national grison Martin Candinas (Le Centre) vise, lui, le siège de l'actuel président du Conseil des Etats, le Grison Stefan Engler (PLR), qui ne se représente pas. Parmi les autres représentants du canton des Grisons, la conseillère nationale Magdalena Martullo-Blocher n’a pas encore dévoilé ses intentions.
En raison de l'évolution démographique, le canton des Grisons devra compter avec un siège en moins au Conseil national lors de la prochaine législature. Il ne pourra désormais envoyer que quatre députés, au lieu de cinq, à la Chambre du peuple.