L'année dernière, la ville de Berne n'a pratiquement connu aucune journée sans manifestation: la police du commerce a ainsi enregistré 339 rassemblements sur le domaine public. Plus d'une fois, la manifestation a débouché sur des débordements.
En 2024, il y avait même eu deux manifestations de plus, a souligné le chef de la police du commerce Norbert Esseiva interrogé par l'agence de presse Keystone-ATS. C'est seulement depuis quelques années que ce chiffre se maintient à un niveau aussi élevé. En 2015, la capitale n'avait connu que 235 manifestations.
Depuis, 2019, la Ville de Berne n'aura pas connu une seule année avec moins de 300 manifestations. Même pendant la pandémie, le besoin de descendre dans la rue pour exprimer ses revendications est resté important et cela malgré des règles de rassemblement plus strictes. Le record a été atteint en 2022 avec 394 rassemblements.
De nombreux cortèges pour Gaza
La grève des femmes le 14 juin a sans doute été la plus grande manifestation de l'année dernière. Plus de 10'000 personnes ont défilé contre la violence sexiste et pour l'égalité des droits pour tous. Les organisatrices ont elles articulé le chiffre de 35'000 participants.
Une autre manifestation d'ampleur a été le cortège en faveur de la Palestine et de Gaza fin juin qui a réuni au moins 10'000 personnes. La défense de cette cause a été bien présente durant toute l'année dernière dans les rues de la ville fédérale.
Outre les manifestations autorisées, l'inspection de police recense également les petits rassemblements, les manifestations spontanées et les manifestations non autorisées dans la mesure où elle peut en prendre connaissance. Ce genre de rassemblement figure en bonne place dans les statistiques.
Hausse de la violence
Bien des manifestations se sont déroulées pacifiquement, comme le rassemblement pour la Journée internationale des femmes et celui contre le projet de construction sur le site de l'ancienne usine à gaz. D'autres ont en revanche fait parler d'elles en raison de leur potentiel de violence, comme la manifestation pro-palestinienne qui a dégénéré à la mi-octobre.
En mai déjà, une manifestation en faveur de Gaza avait donné lieu à des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre. Malgré ces événements violents, la police cantonale bernoise a noté dans son rapport sur la manifestation du 11 octobre que le potentiel de violence avait tendance à diminuer au fil des ans.