Un quadragénaire comparaît dès ce lundi à huis clos devant le tribunal pénal de Bâle-Campagne à Muttenz (BL) pour assassinat et atteinte à la paix des morts. Il est accusé d'avoir tué en 2024 sa femme, une ex-finaliste de Miss Suisse, et d'avoir démembré le cadavre. Face aux juges, il a exprimé ses remords.
Selon l'acte d'accusation, le père de famille aujourd'hui âgé de 43 ans, a tué son épouse le 13 février 2024 dans une maison à Binningen (BL), où les restes de la victime avaient été trouvés. Il avait été arrêté le lendemain. L'accusé a avoué avoir tué sa compagne, mère de leurs deux enfants, après une dispute autour d'une séparation.
Le mari avait étranglé la femme âgée de 38 ans. Il a ensuite découpé le corps dans la buanderie avec une scie sauteuse, un couteau et un sécateur. Plusieurs morceaux du cadavre ont ensuite été passés au mixeur pour être réduits en purée et dissouts dans un produit chimique.
«Besoin de contrôle»
Selon le parquet, l'accusé a agi par ressentiment et besoin de contrôle. L'homme a agi en «pleine conscience», avec un «mépris total» pour la vie et avec une intention claire de tuer, indique l'acte d'accusation.
Ce crime a défrayé la chronique locale et internationale. Lundi, la défense s'est opposée en vain à la publication en direct de comptes-rendus par les médias. Le procès est retransmis dans une salle séparée pour la presse accréditée.
Un médecin légiste psychiatrique doit présenter une expertise sur l'accusé. L’auteur d’une expertise privée mandaté par ce dernier sera autorisé à assister au procès, à la demande de l'avocat de la défense.
Toujours en contact avec ses enfants
Face aux juges, l'accusé s'est exprimé pour la première fois et a exprimé son empathie envers «toutes les personnes concernées pour la grande souffrance qu'elles ont endurée». «Il ne se passe pas un jour sans que je ne désespère et que je me demande pourquoi je n'ai pas réussi à empêcher cette tragédie», a-t-il déclaré devant le tribunal pénal de Muttenz.
Il admet que c'était une erreur de ne pas avoir appelé la police lors de la dispute avec son épouse. Ce qui s’est passé par la suite est «impardonnable», a-t-il poursuivi. Malgré les disputes, il aimait «profondément sa femme».
En signe de repentir, il a versé à son avocat une somme de 100'000 francs destinée aux proches de sa femme, indépendamment de l’issue du procès. Depuis la prison, il est régulièrement en contact avec ses deux enfants par courrier. Leur bien-être est sa «plus grande préoccupation», a-t-il dit.