«Une absurdité totale!»
Alexander Zverev furieux contre Carlos Alcaraz en pleine demi-finale

Alexander Zverev et Carlos Alcaraz se sont affrontés pendant près de cinq heures et demie, avec une victoire de l'Espagnol, qualifié pour la finale. Mais l'Allemand n'a pas du tout apprécié une scène litigieuse et l'a fait savoir.
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Carlos Alcaraz est confronté à des problèmes physiques.
Photo: keystone-sda.ch
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Ramona Bieri

«Est-ce qu’il va finir par se fatiguer?», demande Alexander Zverev (28 ans, ATP 3) à son box au milieu du troisième set de la demi-finale de l’Open d’Australie. Jusque-là, l’Allemand n’a aucune prise sur Carlos Alcaraz (22 ans, ATP 1): il est mené deux sets à zéro et semble impuissant. Puis, soudain, le scénario bascule. Carlos Alcaraz ne faiblit pas mentalement, mais des soucis physiques apparaissent.

À 5-4, l’Espagnol sollicite un temps mort médical et reçoit des soins à la cuisse. Et Alexander Zverev? Il explose. «C’est n’importe quoi, il a des crampes!», lance-t-il au superviseur suisse Andreas Egli. «C’est quoi cette connerie absolue? Il ne peut pas prendre de médicaments s’il a des crampes!», s’emporte l’Allemand. «Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre?»

Sa colère s’appuie sur le règlement: un temps mort médical n’est autorisé qu’en cas de blessure, pas pour des crampes. Or, impossible de déterminer avec certitude si son adversaire souffre réellement d’une blessure ou simplement de crampes. Une situation incompréhensible pour Alexander Zverev. «C’est une absurdité totale, c’est inconcevable», fulmine-t-il encore. «Vous le protégez. Vous n’êtes pas sérieux!»

Le soutien de Boris Becker

Son compatriote Boris Becker prend sa défense. «Il a eu raison de s’énerver», estime l’expert d’Eurosport. «Si Carlos Alcaraz avait dû continuer à jouer à ce moment-là, il n’aurait peut-être pas tenu, et le vainqueur se serait appelé Alexander Zverev.»

Après l’interruption, le match reprend. Carlos Alcaraz concède les troisième et quatrième sets au tie-break. Dans la manche décisive, l'Allemand mène 5-4 avec un break d’avance… avant de laisser filer la victoire, après près de cinq heures et demie de combat, face à un Espagnol soudainement capable de surmonter ses problèmes physiques.

En conférence de presse, Alexander Zverev se montre lucide. «Il a à peine bougé pendant une heure et demie. J’aurais peut-être dû mieux exploiter ce moment.» Interrogé sur son coup de sang, il rappelle que la décision ne dépendait pas de lui. «Mais je n’ai pas aimé ça.» Au final, conclut-il, «c’était le match le plus éprouvant physiquement de toute ma carrière».


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