Novak Djokovic agace Marc Rosset
«Si son test est faux, il est dans la merde»

Marc Rosset en a assez de l'histoire Djokovic. «Une décision doit être prise pour que l'on parle à nouveau de tennis», s'exclame-t-il.
Publié: 15.01.2022 à 09:25 heures
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Dernière mise à jour: 15.01.2022 à 12:21 heures
Marc Rosset a un avis bien tranché sur l'affaire Djokovic à Melbourne.
Cécile Klotzbach

L’Open d’Australie débute ce lundi, mais personne ne s’intéresse vraiment au tableau principal ou aux joueurs. C’est ce qui dérange le plus Marc Rosset dans cette affaire Djokovic: «Depuis une semaine, on ne parle que de ça. Cela n’énerve pas que moi, mais également beaucoup d’autres joueurs», déclare le Genevois de 51 ans.

Selon lui, la partie de ping-pong à laquelle se livrent les différents partis est compliquée. «Je pense que tout le monde en a marre. Il faut une décision pour qu’on parle à nouveau de tennis.» Le champion olympique de Barcelone pense pourtant savoir pourquoi le ministre de l’Immigration australien a pris autant de temps pour prendre sa décision. «Si j’avais voulu vraiment énerver Djokovic, je n’aurais pris ma décision que vendredi», rit-il.

Ou alors le message pourrait également s’adresser au directeur de l’Open d’Australie, Craig Tiley: «Tu nous as mis dans le pétrin. Attends que le tirage au sort soit passé, tiens un lucky loser prêt et je te souhaite un bon tournoi», s’exclame Marc Rosset, s’imaginant à la place d’Alex Hawke, ministre australien de l’Immigration.

«Toute ma compassion s’arrête là»

La patience de Marc Rosset envers Novak Djokovic aurait en tout cas pris fin. «Il a été contrôlé positif le 16 décembre, a ensuite rencontré des enfants, a donné des interviews, s’est rendu en Espagne où il n’y a pas trace de son passage. Toute ma compassion s’arrête là.» En commettant ces erreurs, le Serbe a sans doute perdu tout crédit auprès des Australiens. «S’il s’avère maintenant que son test était faux, il est dans la merde.»

«Nole» ne perdra pas pour autant ses supporters fanatiques. «Ceux qui l’ont toujours aimé oublient vite l’histoire. Mais ceux qui ne l’ont jamais aimé le détestent désormais encore plus.» Un peu comme à l’époque de Marc Rosset: «Les gens me trouvaient soit catastrophique, soit génial. Pour Djokovic, il suffit de multiplier cela par 10’000.»

Le Serbe ne ferait-il donc pas mieux d’abandonner son combat et de partir d’Australie? «Il se sent manifestement en droit de jouer… Ce qui est sûr, c’est que si on ne voulait pas de moi dans un restaurant, je le quitterais au plus vite pour aller dans celui d’à côté!», image le Genevois.

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