Comme depuis le début de la saison, Genève s'est rendu la vie bien compliquée aux Vernets. Menés de respectivement trois, deux et trois longueurs face à Ajoie, Rapperswil et Fribourg, les Aigles se sont à chaque fois sortis avec des points.
Ce vendredi, ce sont les Dragons qui ont subi la loi des Grenat alors qu'ils menaient 0-3 après un quart d'heure de jeu. Bien aidée par les pénalités à l'encontre des Genevois, la troupe de Roger Rönnberg n'est par parvenue à capitaliser sur son début de rencontre et s'est finalement avouée vaincue aux tirs aux buts. De son côté, Sam Hallam est satisfait de la réaction des siens. Interview.
Sam, tu es au courant que c'est plus simple de gagner un match de hockey quand ton équipe n'est pas menée de deux ou trois longueurs?
(Il sourit) Et tu ne me le dis que maintenant?
Oui, désolé.
Non, mais plus sérieusement, je dois rendre hommage aux gars pour la manière dont ils se sont battus. Je comprends qu'on puisse faire le parallèle avec le match contre Ajoie ou Rapperswil où nous étions menés, mais aujourd'hui, c'était un scénario différent.
Tu dis à cause des trois pénalités qui ont amené les buts fribourgeois?
Oui, je pense que Simon a été un peu malchanceux sur la sienne. Ce n'était pas intentionnel, il essayait juste de le bloquer et l'adversaire était placé très bas. C'est comme ça. On a failli tuer cette pénalité, puis on en prend une autre sur un engagement – je n'avais encore jamais vu ça cette année. Puis une autre pour équipement illégale. Ce sont des choses assez faciles à corriger. Si l'on regarde les occasions à 5 contre 5, c'était plutôt équilibré, même après le premier tiers. Et à partir de la deuxième période, nous sommes montés en puissance. Au troisième tiers, la vitesse dans notre jeu depuis l'arrière et en zone neutre était peut-être la meilleure qu'on ait vue ici à domicile cette saison, donc c'était très positif.
Oui mais quand même, ces deux premières pénalités semblaient tout de même bêtes…
C'est difficile à dire. Je n'ai pas revu celle de Nicolas Müller sur l'engagement. Mais voilà: on est dans le combat, dans l'intensité, on veut gagner le puck. Quant à Jesse Puljujärvi, il a eu l'impression de se faire bousculer, il s'est un peu énervé et a remis son casque. Cette règle a beaucoup changé au fil du temps, parfois c'est autorisé de le remettre, parfois non.
Je lui en ai parlé et il m'a dit qu'il voulait simplement jouer.
Il voulait jouer, oui. Il y avait beaucoup de bruit dans la patinoire et énormément d'émotions. C'est du hockey: c'est de l'émotion et un jeu d'erreurs. Pour moi, le plus important est que les gars soient restés soudés, qu'ils aient continué à pousser et aient trouvé le moyen de revenir. Au troisième tiers, au vu des occasions créées et des jeux de puissance, on peut même se dire qu'on aurait dû l'emporter dans les 60 minutes.
Donc tu ne t'inquiètes pas forcément des débuts de matches en général depuis le début de la saison?
Bien sûr qu'on en parle, qu'on regarde cela et qu'on essaie d'analyser. Mais juste après le match, mon ressenti est qu'aujourd'hui, c'était dû aux pénalités ce soir – et uniquement ça. C'est quelque chose dont on peut apprendre pour ne pas le reproduire la prochaine fois.
Par contre, la réaction des gars a encore été au rendez-vous. Comment expliques-tu cette capacité?
L'ambiance dans la patinoire au troisième tiers était exceptionnelle. Je n'ai pas encore revu le tir au but gagnant de Jesse. Quand le public s'est levé, j'ai juste regardé la foule et sa réaction en gagnant, donc je dois vérifier à la vidéo. Il m'a dit que c'était un beau pénalty (rires)!
Ça te fait quoi de voir le public dans cet état?
Pour moi qui suis nouveau ici, ressentir cela... Déjà lors du dernier match contre Rapperswil, alors qu'on était menés de deux buts au début du troisième tiers, les supporters nous ont poussés. Et aujourd'hui, la façon dont ils nous ont portés dans les dix dernières minutes était fantastique. C'est important pour nous. Il faut se rappeler dans le vestiaire que c'est ce qu'on entend quand on joue de la bonne manière. On va gagner des matches et en perdre d'autres, mais tant qu'on se bat comme on l'a fait pour revenir dans cette rencontre, j'espère que les fans sont satisfaits et fiers des joueurs.
En tant qu'entraîneur, est-ce que tu aimes vivre des matches aussi fous ou tu préférerais que la vie soit plus simple?
Je peux te dire qu'avec l'âge et l'expérience – ça fait 25 ans que je fais ce métier –, il faut parfois simplement faire avec la situation. Dans un monde parfait, j'aimerais qu'on ne concède que 10 tirs de tout le match et qu'on joue de manière irréprochable en défense. Nous n'en sommes pas encore là, mais peut-être plus tard!
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | ZSC Lions | 5 | 11 | 15 | |
2 | HC Ambri-Piotta | 5 | -1 | 8 | |
3 | EHC Bienne | 4 | 6 | 7 | |
3 | EV Zoug | 4 | 6 | 7 | |
5 | SC Berne | 4 | 3 | 7 | |
6 | HC Ajoie | 5 | 0 | 7 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 5 | -4 | 7 | |
8 | Lausanne HC | 4 | -2 | 6 | |
9 | Genève-Servette HC | 5 | -4 | 6 | |
10 | HC Fribourg-Gottéron | 5 | -1 | 6 | |
11 | EHC Kloten | 5 | -6 | 6 | |
12 | HC Lugano | 3 | 1 | 5 | |
13 | SCL Tigers | 5 | -3 | 5 | |
14 | HC Davos | 5 | -6 | 4 |