Il y a quelques semaines, Servette aurait probablement égaré deux points, samedi face à Vaduz. Car après avoir mené pendant 62 minutes et s’être procuré plusieurs occasions de faire le break, les Grenat ont concédé l’égalisation liechtensteinoise à la 77e. Tout concordait alors pour que les locaux se mordent les doigts, après avoir passé une partie très tranquille en défense. Mais les Servettiens ont su réagir et aller chercher la victoire, grâce à leur serial-buteur Kingstone Mutandwa (5 buts sur ses 5 dernières sorties en championnat).
Servette va mieux
«Refuser d’être accroché, gagner des matches sur la fin, c’est un signe de bonne santé, se réjouit Jocelyn Gourvennec. Ça récompense l’état d’esprit de l’équipe, l’investissement des joueurs.» Cela s’est vu dans la célébration du but décisif: titulaires, remplaçants et staff ont fêté tous ensemble, avec rage, sur le pré.
Huit minutes auparavant, l’égalisation de Vaduz, au lieu de plomber les Genevois, avait donc servi d’électrochoc au groupe du Breton. «Ça ne nous a pas mis la tête sous l’eau, on a réussi à redoubler d’effort pour revenir avec une victoire. On a réagi de la meilleure des façons. C’est une victoire qui fait du bien, un signe que l’équipe va mieux, que la dynamique est positive», confirme Steve Rouiller, encore solide samedi, aux côtés de Marco Burch.
Défense et attaque se tirent vers le haut
Pour autant, avoir autant laissé le ballon à l’adversaire après la 15e minute et l’ouverture du score exceptionnelle de Thomas Lopes peut poser question. «Ce n’était pas fait exprès. Vaduz est l’une des équipes qui ont le plus de possession du championnat», se défend Steve Rouiller. À la mi-temps, Vaduz avait eu la balle les trois quarts du temps. Pas forcément un souci pour Jocelyn Gourvennec: «Ce que je retiens surtout, c’est qu’on a été très peu mis en danger. Même s’ils ont le ballon, ils n’ont quasi pas eu d’occasions.» Samedi, Vaduz n’a eu que 0,26 xG.
Il n’empêche, les Servettiens auraient «pu et dû», dixit Steve Rouiller, inscrire le 2-0 avant de voir l’adversaire revenir, pour se faciliter la vie et gagner la partie plus largement. Un axe d’amélioration, même si Jocelyn Gourvennec s’est dit satisfait du «tranchant» de ses joueurs face au néo-promu.
Surtout, l’essentiel (soit la victoire) est là pour ce collectif genevois qui monte en puissance, l’attaque tirant la défense vers le haut, et vice-versa. «Les défenseurs savent qu’on a une force de frappe devant. S'ils sont solides, qu’ils n’encaissent pas de but, on sait qu’on va gagner le match. Car ils font le boulot devant», explique Jocelyn Gourvennec. Un résumé presque parfait de la victoire de ses hommes samedi.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Lugano | 10 | 24 | 28 | |
2 | Young Boys | 11 | 17 | 25 | |
3 | FC Sion | 10 | 6 | 19 | |
4 | FC Zurich | 11 | -3 | 17 | |
5 | Servette FC | 11 | 2 | 16 | |
6 | FC St-Gall | 11 | -4 | 16 | |
7 | FC Bâle | 10 | -3 | 13 | |
8 | FC Lucerne | 11 | -6 | 12 | |
9 | FC Thoune | 10 | -10 | 10 | |
10 | FC Vaduz | 11 | -1 | 9 | |
11 | Grasshopper Club Zurich | 10 | -13 | 8 | |
12 | FC Lausanne-Sport | 10 | -9 | 6 |