Le LS a bien réagi samedi
Olivier Custodio: «On a tous très mal dormi dimanche et lundi»

Le dimanche noir du Lausanne-Sport a eu des conséquences concrètes. Le capitaine Olivier Custodio assure que tous ses coéquipiers ont pris conscience de leur faute. L'heure est au rachat, qui a débuté ce samedi par un point pris au Letzigrund face à GC (1-1).
Olivier Custodio et le Lausanne-Sport sont revenus à trois points de Vaduz ce samedi. Le prochain match verra les deux équipes s'affronter à la Tuilière.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Alors que Karim Sow venait de passer devant la presse dire à quel point il avait été affecté après la débâcle face à Thoune de dimanche dernier (défaite 4-5 pour les 130 ans du club), mais qu'il était important de rebondir, lui le premier tant sa prestation avait été insuffisante, Olivier Custodio s'est également arrêté à l'issue du match nul face à GC (1-1, égalisation de Seydou Traoré à la 85e). Le capitaine avait un message clair à faire passer: oui, tous ses coéquipiers et lui ont le sentiment d'avoir mal fait leur travail face à Thoune. Mais le chemin de la rédemption existe bel et bien et il commence par ce match nul au Letzigrund.

Olivier Custodio, ce point pris à GC montre que le Lausanne-Sport est en vie. Et même mieux que ça au vu de la fin de partie, non?

Oui, je pense qu'on en a fait plus que GC aujourd'hui, mais pas encore assez pour prendre les trois points. C'était évidemment important de montrer qu'on était là et bien là. Cela fait déjà quelques semaines qu'on se trouve dans une situation difficile. On n'a pas le temps de s'apitoyer sur notre sort ou de baisser la tête. On doit en sortir le plus rapidement possible. Aujourd'hui, on a montré qu'on voulait le faire.

Les occasions se sont multipliées en fin de rencontre, sans que vous parveniez à égaliser. Vous avez notamment touché le poteau... Et puis, il y a eu cette 85e minute et enfin le ballon est entré...

On a toujours continué à y croire, on ne s'est jamais découragés. De toute façon, je le redis, on n'a pas le choix. On n'a pas le temps de réfléchir à ce qui s'est passé cinq minutes avant, une semaine avant ou même un mois avant. On doit continuer à se battre, à travailler et à tout faire pour sortir de cette situation.

Vous, en tant que Lausannois et capitaine de cette équipe, vous mesurez pleinement ce qui s'est passé dimanche dernier. Avez-vous le sentiment que c'est le cas de tous vos coéquipiers? Ont-ils vraiment compris qu'avoir lâché ainsi était inacceptable, vu le contexte?

C'était inacceptable. On le sait tous. Ça a été très dur à digérer pour tout le monde, je peux vous l'assurer. Il y a eu une conséquence immédiate avec le changement d'entraîneur et ce n'est jamais beau, mais on connaît le football: c'est souvent le coach qui paie les pots cassés. On sait aussi que lorsqu'un entraîneur doit partir, c'est que les joueurs n'ont pas fait leur travail non plus. On prend nos responsabilités. Mais, encore une fois, on n'a pas le temps de s'apitoyer sur notre sort.

Comment avez-vous géré cette semaine?

Elle a été compliquée. Beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de choses ont été écrites. Il y a eu des critiques, des insultes aussi. Mais quand ça ne va pas dans le football, ça fait partie du métier. On a tous eu très mal, et on a tous très mal dormi dimanche et lundi. On a beaucoup discuté, entre nous et autour de l'équipe. Maintenant, on veut aller de l'avant. On veut tous, vraiment tous, sortir de là.

Vous, en tant que capitaine, avez également pris le temps de parler avec vos coéquipiers? Ou le coach s'est-il occupé de tout?

On a beaucoup parlé, tous, moi y compris. Il y a eu beaucoup de discussions au sein du groupe. Chacun sait ce qu'il a à faire. On doit maintenant le montrer sur le terrain.

Ludovic Magnin est arrivé avec une mission très claire: sauver le Lausanne-Sport. Qu'a-t-il concrètement changé cette semaine par rapport à Luka Elsner?

On n'a pas eu beaucoup de temps, puisqu'il n'a dirigé que trois entraînements. Mais il nous a demandé de jouer simplement, d'aller vers l'avant. On le connaît. Il veut une équipe agressive, qui met de l'intensité, de la vie et de l'énergie sur le terrain. Je pense qu'on a vu tout cela aujourd'hui. Il y a eu des joueurs avec des crampes, des gars qui ont tout donné jusqu'au bout. C'est exactement ce dont on aura besoin jusqu'à la fin de la saison.

Après la trêve internationale, voilà Vaduz qui arrive à Lausanne. Vous êtes à trois points derrière eux...

La situation est ce qu'elle est: chaque match est une finale. Peu importe l'adversaire, on doit vouloir gagner. On n'a pas le droit de choisir nos matches. C'est avec cet état d'esprit qu'on pourra nous sortir de là.

Brack Super League 2026/27
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Lugano
FC Lugano
12
26
34
2
Young Boys
Young Boys
13
16
28
3
FC Sion
FC Sion
13
11
26
4
FC Zurich
FC Zurich
12
-1
20
5
FC St-Gall
FC St-Gall
12
-3
19
6
Servette FC
Servette FC
12
1
16
7
FC Bâle
FC Bâle
12
-4
14
8
FC Lucerne
FC Lucerne
13
-7
13
9
FC Thoune
FC Thoune
12
-10
13
10
Grasshopper Club Zurich
Grasshopper Club Zurich
13
-13
11
11
FC Vaduz
FC Vaduz
13
-5
10
12
FC Lausanne-Sport
FC Lausanne-Sport
13
-11
7
Tour final
Tour de relégation
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