Le président de la Fédération internationale des footballeurs professionnels (FIFPRO), David Aganzo, s'en est vivement pris à Gianni Infantino. Au cœur des critiques: la réforme de la Coupe du monde des clubs, qui réunira 32 équipes et se disputera tous les quatre ans à partir de 2025. Pour le patron du syndicat mondial des joueurs, cette compétition est tout simplement «déraisonnable» et met les footballeurs en danger.
«Gianni Infantino doit cesser d'abuser de son pouvoir pour créer des tournois qui ne profitent qu'à lui, sans consulter les joueurs», a lancé David Aganzo lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Selon la FIFPRO, ce nouveau format menace directement la santé des joueurs. «Il ne se soucie pas de la santé des footballeurs. Ils ne doivent pas être contraints de participer à un tournoi qui les prive du repos qu'ils méritent», a ajouté son président.
«Ce n'est pas seulement de la mauvaise gestion»
La Coupe du monde des clubs n'est toutefois pas le seul sujet de discorde entre la FIFPRO et Gianni Infantino. Le président de la FIFA souhaitait également ouvrir les droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Son projet prévoyait la création d'une nouvelle société, baptisée «FIFA Forward Enterprise», chargée de gérer les principales compétitions masculines et féminines de la FIFA. L'objectif affiché était de générer jusqu'à 4,2 milliards de dollars pour financer le développement du football. Ce projet a toutefois suscité une vive opposition. Dans un communiqué, la FIFPRO a dénoncé la manière dont il a été élaboré.
«Un projet susceptible de modifier à jamais la structure de propriété et de gestion de la Coupe du monde de football a été élaboré en secret, discuté à huis clos et était sur le point d'être finalisé avant même que le Conseil de la FIFA, les fédérations membres et les joueurs n'aient eu connaissance de son existence. Ce n'est pas seulement de la mauvaise gestion. C'est un abus flagrant du pouvoir présidentiel.»
La CAF continue de soutenir Infantino
La FIFPRO n'est pas la seule à s'opposer au président de la FIFA. Plusieurs confédérations continentales, dont l'UEFA, la CONCACAF, l'AFC et la CONMEBOL, ont également vivement critiqué ce projet. Face à la pression grandissante, Gianni Infantino a finalement retiré son projet lors d'une réunion de crise et présenté ses excuses aux membres de la FIFA. L'UEFA estime toutefois que la confiance envers le président de l'instance est désormais sérieusement entamée.
La Confédération africaine de football (CAF) adopte en revanche une position différente. Jeudi soir, elle a annoncé soutenir à l'unanimité Gianni Infantino malgré la polémique.
Cet article a été publié pour la première fois sur sportal.bg. La plateforme d'information bulgare appartient, tout comme Blick, à la maison d'édition Ringier.