A 21 ans, Malko Sartoretti a disputé deux éditions de la Coupe de Suisse. Les deux fois, il est arrivé en finale. Et sans jouer pour une équipe de Super League!
« C'est vrai que c'est exceptionnel. Mais moi, je ne m'en rends même pas compte, parce que pour moi, c'est comme l'année passée», sourit-il, interrogé à ce sujet par Blick. Imagine-t-il sortir au premier tour l'an prochain, comme 50% des participants? «Non, sincèrement, je trouverais qu'il y a quelque chose qui cloche», rigole-t-il franchement.
Statistiquement, il va marquer ce dimanche
Evidemment, la belle histoire ne durera pas jusqu'à la fin de sa carrière (ou alors sa notoriété dépassera très largement les frontières de la Suisse), mais le jeune attaquant de 21 ans pousse la statistique encore plus loin.
La saison dernière, le blond avant-centre a marqué à chaque tour avec Bienne (sept buts au total), son équipe de Promotion League, sauf en finale. Et cette année, il n'a pas encore marqué. Donc? «Je vois très bien où vous voulez en venir! Vous pensez que je vais marquer en finale? J'espère que vous avez vu juste», répond-il, un éclat rieur dans les yeux. «Franchement, ce serait beau», enchaîne celui qui a tout de même délivré un assist en quarts de finale face à Lucerne.
Si une certaine déception est de mise en championnat («On espérait finir plus haut, c'est sûr»), cette finale de Coupe peut être l'occasion pour le SLO de réussir quelque chose d'énorme. «C'est une finale, ça peut basculer dans les deux sens. Imaginons qu'on marque au début: le match pourrait devenir fermé et on cherchait à défendre. Mais tout peut se passer, vraiment. Je pense quand même que notre style de jeu offensif est bien adapté contre les équipes de Super League, on l'a prouvé lors des tours précédents.» En éliminant Winterthour, Lucerne et Grasshopper, qui plus est avec la manière, le SLO s'est mis en confiance.
Un événement trop grand à gérer?
S'il appartenait encore au Lausanne-Sport l'année dernière, et qu'il avait été prêté au FC Bienne, l'attaquant est désormais sous contrat au SLO. Et sait donc de quoi son avenir sera fait, sauf offre venue de l'étage supérieur bien évidemment. «Je n'y pense pas, honnêtement. On a une finale à disputer, on est tous très concentrés là-dessus. Comme joueur, tu rêves de disputer une finale de Coupe de Suisse.» Le risque existe-t-il que l'événement soit tellement grand que les Stadistes se fassent bouffer par l'environnement et tout le decorum? «Non, je pense que ça ira. Bien sûr, on veut se montrer, chacun de nous. Mais la force de notre équipe est collective et on veut le prouver.»
Titulaire régulier depuis le départ à la trêve hivernale de Warren Caddy, Malko Sartoretti compte cinq buts et trois passes décisives cette saison. Un total satisfaisant pour une première saison à ce niveau, mais qui le frustre visiblement un peu. «Je crois être un joueur assez complet, mais du coup, je peux progresser dans chaque secteur de mon jeu. J'aurais dû marquer plus de buts cette saison, je dois être plus solide dos au jeu aussi. J'ai plein d'axes d'amélioration.» Donc l'efficacité, donc.
«Oui, c'est sûr. Sans prétention aucune, je pense que j'aurais pu marquer le double, voire le triple de buts. Je vais travailler là-dessus.» Un seul but ce dimanche suffirait sans doute à son bonheur et à celui du SLO.