Grosse frayeur, puis gros soulagement. En quart de finale de la Coupe du monde face au Maroc (2-0), jeudi soir à Boston, toute la France a un instant retenu son souffle. Auteur d'une soirée à rebondissements (un penalty manqué en première période, puis le but d'ouverture pour se racheter), Kylian Mbappé a finalement demandé son remplacement dans le dernier quart d'heure, resté au sol dans le rond central, le visage grimaçant. De quoi glacer tout un pays à quelques jours d'une demi-finale.
Mais sur le banc, une poche de glace sur la cheville, le capitaine des Bleus a vite fait passer le message: rien de grave. Au micro de M6 après la rencontre, l'attaquant du Real Madrid s'est voulu rassurant. «J'ai pris un coup à la cheville, mais ça va», a-t-il lâché, expliquant avoir préféré laisser sa place à Jean-Philippe Mateta pour les dernières minutes. Une sortie de précaution, donc, plus qu'une véritable alerte.
Didier Deschamps rassuré
Didier Deschamps a tenu exactement le même discours. Interrogé au micro de beIN SPORTS au coup de sifflet final, le sélectionneur a balayé l'inquiétude: pour son capitaine, «c'est un peu la cheville», rien de plus. Il en a profité pour donner des nouvelles de Manu Koné, lui aussi touché (au genou) et gêné par des crampes, tout en saluant l'entrée «très très bonne» de Warren Zaïre-Emery. Entre-temps, Ousmane Dembélé, auteur du second but tricolore (son 5e dans le tournoi), avait scellé la qualification.
La prudence restera toutefois de mise. Déjà ménagé à plusieurs reprises cette saison, entre le genou et les ischio-jambiers, Mbappé demeure l'homme sur qui repose tout le projet tricolore. À trois marches du sacre, la France peut souffler: son maître à jouer devrait être sur pied. Qualifiés pour une troisième demi-finale mondiale d'affilée, les Bleus connaîtront leur adversaire à l'issue du choc entre l'Espagne et la Belgique. «Il y a encore un long chemin», a prévenu Mbappé.