Un sommet de mauvaise foi
Didier Deschamps choisit de fracasser l'arbitre au lieu de ses joueurs

Fâché; Didier Deschamps! Plutôt que de s'en prendre à ses joueurs, et en premier lieu à son fantomatique capitaine Kylian Mbappé, le sélectionneur des Bleus a choisi de critiquer... l'arbitre après la défaite de son équipe face à l'Espagne! Le sommet de la mauvaise foi.
Il fallait oser, Didier Deschamps l'a fait.
Photo: Getty Images

Didier Deschamps avait le choix s'il avait eu envie de critiquer ses joueurs après la défaite indiscutable (0-2) de son équipe face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde. Il aurait pu s'en prendre à Michael Olise, à Lucas Digne, à Aurélien Tchouameni, à Ousmane Dembele, mais aussi, et en premier lieu, à son supposé leader, le fantomatique Kylian Mbappé, l'homme qui se montre décisif face à l'Irak ou au Maroc, mais jamais quand ça compte. Comme avec son club du Real Madrid, en somme.

Mais le sélectionneur a préféré tomber sur une cible facile: l'arbitre, le Salvadorien Ivan Barton, lequel a pourtant largement été plus au niveau de cette demi-finale que ses joueurs. «Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde? Je ne vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions», a-t-il osé déclarer, dans un sommet hallucinant de mauvaise foi.

«On avait beaucoup d'ambition»

Il faut «reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en-dessous», a cependant reconnu (et heureusement) le sélectionneur.

«Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit», a ajouté Didier Deschamps, comme toujours très (trop?) protecteur de ses joueurs.

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