«Tu dois prendre l'ascendant»
Numa Lavanchy et Sion n'ont pas peur de l'inconnu

Comment préparer un match face à des joueurs que l'on n'affronte pas toutes les semaines, comme ceux du FC Noah ce jeudi? Le staff du FC Sion a préparé des vidéos individuelles, mais Numa Lavanchy l'assure: le vrai duel se joue dès la première minute.
Le FC Sion à l'entraînement au stade Abovyan, à la veille d'y affronter le FC Noah.
Photo: Arnaud Beysard
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Matteo Di Giusto, je l'ai affronté 50 fois, je commence à connaître...» Numa Lavanchy a réussi à braver le vent pour entrer en salle de presse de l'Abovyan Stadium, ce mercredi, à la veille d'affronter le FC Noah en Conference League. Si le latéral droit du FC Sion a choisi d'évoquer l'ailier du FC Lucerne, c'était pour illustrer à quel point la préparation d'un match face à un adversaire affronté pour la première fois était différente.

«C'est clair que c'est particulier, parce que tu ne sais pas forcément à quoi t'attendre. Le staff nous a parfaitement préparés, ils nous ont expliqué à quoi nous attendre sur le plan collectif, mais aussi celui des individualités. Mais même un clip de cinq minutes ne te permet pas forcément de te rendre bien compte de qui tu auras en face», explique l'infatigable défenseur vaudois du FC Sion.

Le duel s'intensifie au cours du match

Sait-il à quel genre d'ailier il risque d'être confronté face au FC Noah ce jeudi? Oui, mais il tient surtout à se concentrer sur lui-même. «C'est vraiment le plus important, ta propre performance. C'est elle qui fait la différence. Face à ton adversaire direct, tu dois prendre l'ascendant et cela se fait au fil du match. Là, en l'ayant en face, tu le découvres vraiment, tu négocies tes un contre un. Pour moi, les infos viennent surtout comme ça», enchaîne Numa Lavanchy, qui espère bien pouvoir apporter offensivement ce jeudi, même si la priorité, pour son entraîneur, est de ne pas encaisser de but avant le retour à Tourbillon.

Les matches se succèdent tous les trois jours pour le FC Sion, et il fera chaud ce jeudi à Erevan, mais cela n'empêche pas Numa Lavanchy d'avoir envie d'être sur le terrain en toutes circonstances.

Didier Tholot, qui tient beaucoup à la stabilité au sein de sa défense, en a fait un titulaire indiscutable pour la quatrième saison consécutive depuis son retour au FC Sion et n'aime pas sortir un membre de son quatuor arrière, même en cours de match. Pourtant, dimanche dernier face à Lucerne, le technicien a prié Nias Hefti de venir s'asseoir sur le banc en fin de match, ce qu'il ne fait pour ainsi dire jamais. Numa Lavanchy est-il prêt à l'accepter?

Une profondeur de banc nouvelle à Sion

«Evidemment! C'est une décision du coach, tactique ou technique, et il n'y a rien à dire. Il y a une équipe qui commence et une qui finit. On l'a vu en préparation face à Carouge, on peut former deux équipes de bon niveau, avec de la qualité à chaque poste. On peut et on doit s'appuyer sur la profondeur de notre effectif, ce qui n'a pas toujours été le cas dans les précédents clubs où j'ai joué. Ni à Sion d'ailleurs», argumente le latéral droit, prêt à être suppléé par Ryan Kessler pour souffler un peu le cas échéant. «Mais je vous rassure, les jambes vont très bien», conclut-il en souriant.

Si son jeune concurrent veut des minutes, il devra aller les chercher par lui-même, car Numa Lavanchy ne va pas les lui offrir sur un plateau.

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