250e pluvieuse et heureuse
Dalibor Stevanovic «n’aurait jamais pensé faire autant de matches au SLO»

Dalibor Stevanovic et le Stade-Lausanne Ouchy ont fêté vendredi soir un anniversaire commun. L'entraîneur slovène est stadiste depuis 250 matches, une éternité dans le milieu. Interview après le match nul face à Xamax.
Dalibor Stevanovic (à droite), pose avec son fils Adrian, à l'occasion de son 250e match avec le Stade-Lausanne-Ouchy.
Photo: Pascal Muller/freshfocus
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Thomas FreiburghausJournaliste

De ce duel entre le Stade-Lausanne-Ouchy et Neuchâtel Xamax, on ne retiendra pas bien longtemps le match en lui-même: un bon vieux 0-0 sous une pluie tempétueuse à la Pontaise. Mais cette partie restera dans les mémoires comme la 250e (167 en tant qu’assistant, 83 en tant qu’entraîneur principal) de Dalibor Stevanovic avec le SLO. Interview avec le jubilaire.

Dalibor, au-delà du match, cette soirée était surtout celle de votre 250e avec le SLO. Il y a même eu un petit hommage du club avant le début de la partie. Qu’est-ce que ça vous procure?

(Sourit). La vie, ça passe vite. Mais il y a des souvenirs qui vont rester avec moi. Aujourd’hui, c’est un de ces jours-là. Je suis déjà ici depuis 2020, ça a été un parcours magnifique. Il y a eu des hauts et des bas. C’est très joli d’avoir l’hommage que le club a fait. Je les remercie pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Et j’essaie de leur redonner, avec mon travail.

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Quand vous êtes arrivé ici en 2020, auriez-vous pu imaginer être toujours là, en tant qu’entraîneur principal, plus de six ans plus tard, avec une identité de jeu forte ?

C’est difficile à penser que tu vas faire 250 matches dans un club, comme moi j’ai fait. On le sait: dès qu’il y a des bons résultats, c’est super, mais dès que c’est moins bon… Je n’avais jamais pensé faire autant de match au Stade-Lausanne-Ouchy.

Par contre, j’ai toujours eu comme objectif de devenir coach principal. Et j’avais dans la tête d’être dominant sur tous les aspects, d’être solide défensivement, d’avoir une identité de jeu forte, claire.

Une longévité pareille, c’est de plus en plus rare en tant qu’entraîneur. Vous êtes là dans votre troisième saison. C’est une chance d’être au SLO sur cet aspect-là?

Bien sûr. Rester six ou sept ans dans un club, on voit rarement ça dans le football. Ça montre que les dirigeants ont beaucoup de confiance en moi. Je fais du mieux possible, je bosse énormément pour aider le club, le remettre au plus haut niveau possible.

Dans un monde idéal, il faudrait que tous les présidents du monde laissent le temps à leur coach de développer son projet de jeu?

Si tu as des dirigeants qui ont des objectifs, qui savent où un coach peut les amener avec les idées qu’il a, bien sûr qu’il faut laisser le temps, construire tout autour. Mais il n’y a pas que des gens comme ça. Dans pas mal de clubs, ça ne marche pas comme ça. (Hausse les épaules). C’est le football. Moi, j’ai cette chance qu’ici, mes dirigeants m’aient donné cette opportunité, sont patients avec moi.

Vous avez été assistant de trois coachs différents entre 2020 et 2024: Meho Kodro (76 matches), Anthony Braizat (56) et Ricardo Dionisio (35). Que vous ont-ils apporté?

J’ai eu la chance de travailler avec trois coachs qui sortent des meilleures écoles de foot du monde. Le premier, Meho Kodro, a fait 30 ans en Espagne. Il est originaire des Balkans, mais c’est un coach espagnol. Le deuxième, Anthony Braizat, de France. Et le troisième Ricardo Dionisio du Portugal. Tu apprends quelque chose de chacun, puis tu mets en place le projet de jeu que tu aimes. J’ai eu cette chance-là et je profite maintenant.

La suite, c’est 250 matches de plus au Stade-Lausanne-Ouchy? Ou au moins 83? On peine tout de même à y croire vu votre trajectoire.

On va voir. Peut-être qu’on arrivera à 300, peut-être à 500. C’est beaucoup, mais on verra. Dans le foot, dans la vie, on ne sait jamais. De mon côté, je dois être présent avec mon équipe, sur le terrain. Et c’est tout.

Dans vos futurs choix de destination, est-ce que le temps laissé à l’entraîneur pour travailler va compter, après cette expérience au SLO?

Un jour, va arriver le moment où tu dois aller dans un autre club ou partir de Suisse. Mais de toute façon, quand je quitterai le Stade-Lausanne-Ouchy, ça sera pour un bon projet. C’est ça qui m’intéresse, je ne vais pas accepter de boucher un trou. Moi, je cherche le projet. Sinon, je suis bien ici, j’essaye construire quelque chose avec tout le staff, les dirigeants. Et ça ne marche pas trop mal (sourire).

Challenge League 2026/27
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Stade-Lausanne-Ouchy
FC Stade-Lausanne-Ouchy
11
17
25
2
FC Winterthour
FC Winterthour
11
12
21
3
Yverdon Sport FC
Yverdon Sport FC
10
7
19
4
Neuchatel Xamax FCS
Neuchatel Xamax FCS
11
-2
16
5
SC Kriens
SC Kriens
10
5
15
6
FC Aarau
FC Aarau
10
-3
12
7
FC Rapperswil-Jona
FC Rapperswil-Jona
11
-4
11
8
FC Wil
FC Wil
11
-6
11
9
Etoile Carouge FC
Etoile Carouge FC
10
-6
9
10
FC Stade Nyonnais
FC Stade Nyonnais
11
-20
5
Accession
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