L’État de Vaud veut faire du Judo Grand Slam de Lausanne le «premier Grand Slam inclusif» du monde. Pour ce faire, 150 para-athlètes rejoindront les quelque 550 judokas de l’élite mondiale présents dans la capitale olympique. Tous ces champions concourront «sans distinction sur un pied d’égalité, durant les mêmes sessions, sur les mêmes tatamis et devant le même public», annonce le canton.
«J'organise des camps de judo depuis 17 ans et je me rends compte que le monde valide ne sait pas gérer ces personnes, disait Sergei Aschwanden, organisateur de l'événement, en marge du tournoi. Leur naturel et le côté affectif nous rappellent ce qu'on a perdu.» C'est pour cette raison que l'instigateur a approché la Fédération internationale en leur proposant d'accueillir tout le monde, ce qu'elle a accepté.
Les para-athlètes seront donc à l’honneur et une conférence est également prévue pour discuter du sujet. Samedi 29 août, de 13h30 à 14h30, plusieurs personnalités du sport se poseront la question: «Comment faire de l’inclusion un standard des manifestations sportives de demain?» Les inscriptions se feront sous ce lien (limité à 50 personnes).
Des terrains de football aux tatamis
Christelle Luisier Brodard (conseillère d’État), Sergei Aschwanden (président du CO du Lausanne Grand Slam), Gabriel Currat (Swiss Inclusive Sport), Sofia Gonzalez (athlète paralympique professionnelle) et Jean-Marie Perret (FC Epalinges et «On s’en foot») discuteront des enjeux suivants: l’accessibilité de la pratique sportive, la place des personnes en situation de handicap dans les clubs et les manifestations, ainsi que le rôle du sport comme espace de rencontre et de participation.
Le dernier cité, président du FC Epalinges, réalise déjà des projets d’inclusion dans le monde du football. Parti du constat que les personnes en situation de handicap mental ont la même passion et les mêmes émotions liées au football, il a voulu faire jouer tout ce beau monde ensemble. Son projet «On s’en foot» fait partager le même terrain aux uns et aux autres, formant des équipes mixtes. Place aux principes d’inclusion sur les tatamis désormais.