«On a beaucoup appris en 2025»
À Yverdon, le XV de Suisse veut prouver qu’il a sa place

Face à la Géorgie, le XV de Suisse ouvre sa deuxième campagne au deuxième niveau européen. Ce dimanche à Yverdon (13h), l’Edelweiss XV se jaugera d’entrée face au favori du championnat.
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L'équipe de Suisse de rugby affronte ce dimanche la Géorgie à Yverdon.
Photo: Neil Dodd
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Bastien FellerJournaliste Blick

Dimanche, Yverdon et son stade Municipal vibreront au rythme des mêlées, des placages ou encore des cris célébrant les essais. L'équipe de Suisse de rugby, surnommée Edelweiss XV, reçoit en effet à 13h la redoutable Géorgie pour le compte de la première journée de la Rugby Europe Championship (REC). Compétition continentale, de second rang, derrière le Tournoi des Six Nations, que la formation de l'entraîneur Olivier Nier a découvert l'année dernière.

«On voit que le rugby suisse commence à bien se développer. Les résultats de la sélection font partie de ce développement. Les bons résultats, le fait qu’on soit montés au second niveau européen, sont une très bonne chose pour le rugby suisse. En plus, les matches sont désormais retransmis à la télévision. On va vraiment vers le positif», se réjouit Jules Porcher, capitaine du XV de Suisse.

«On avait pris une fessée»

En 2025, pour sa première à ce niveau de compétition, la sélection helvétique avait connu trois défaites lors de la phase initiale du tournoi. Dont une claque reçue face à la Géorgie, nation sacrée championne du tournoi. «On avait pris une fessée... même plus qu'une fessée», rigole le joueur du Servette Rugby Club de Genève. Le score? 110 à 0. Ses deux autres résultats: défaites 13-43 face à l'Espagne et 73-0 face aux Pays-Bas.

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L'Edelweiss XV avait tout de même pu fêter une victoire (20-17), lors du match pour la septième place face à l'Allemagne, chez elle à Heidelberg. «On arrive cette année avec la connaissance de ce championnat et avec plus de maturité, parce qu'on a joué cinq matches de très haut niveau l’an passé. Maintenant, on connait les exigences de ce niveau-là. Le groupe est plus fort que la saison passée», annonce Jules Porcher, à quelques heures de retrouver la Géorgie.

Objectif maintien

«Cette année, on veut montrer qu'on a notre place dans ce championnat», tonne Samuel Sjoeberg, vice-capitaine de l'équipe. Comme l'année dernière, la Suisse affrontera dans un premier temps la Géorgie, l'Espagne et les Pays-Bas. Cette fois-ci, elle jouera deux fois à domicile, à Yverdon (le 8 février face à la Géorgie et le 22 contre les Pays-Bas). «Mes parents et des amis viendront me voir jouer», se réjouit le joueur de Grasshopper, qui garde en mémoire la rencontre jouée l'année dernière à Yverdon face aux Espagnols. «C'était vraiment très beau. Le stade était plein, en feu.»

«C'est mon plus beau souvenir avec la sélection», confie même Jules Porcher, qui n'a qu'une hâte: retrouver la Géorgie dimanche. «Je pense que c’est une bonne chose de commencer par le favori. Ça va nous remettre directement dans le bain. Ça va également nous permettre de nous jauger, de voir un peu où on en est. Et ça peut être bénéfique pour la progression du groupe pour la suite. En plus, on a à cœur de se racheter du match de l’an passé, de montrer un bon visage et prouver qu’on est capable de faire de bonnes choses.»

L'objectif de l'Edelweiss XV? Un top sept, calculé sur les saisons 2025 et 2026, synonyme de maintien. «C’est le grand objectif. Mais avant tout, on veut jouer de manière à être fiers de nous. Donner le meilleur et être fier de représenter la Suisse à ce niveau», explique Samuel Sjoeberg. Rendez-vous dimanche au Municipal.

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