Mujinga Kambundji
Je suis toujours nerveuse avant ma première compétition

Femme la plus rapide de Suisse, Mujinga Kambundji est également chroniqueuse pour Blick. Ce mois-ci, la Bernoise a repris la compétition et s'exprime depuis la Chine.
Publié: 26.04.2024 à 10:27 heures
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Dernière mise à jour: 29.04.2024 à 10:00 heures
En août 2023, Mujinga Kambundji prenait part à la Weltklasse de Zurich.
Mujinga Kambundji

Ça y est, j'ai fait mon retour à la compétition. Samedi passé, j'ai participé au Meeting Diamond League de Xiamen, en Chine. Je me suis aligné sur 200 m et j'ai terminé sixième, en 23"39. Mais sur la course en elle-même, j'y reviens un peu plus tard.

D'abord, je voulais dire que je me suis vraiment réjouie de commencer cette saison, même si c'est tôt. Mentalement, c'est plus facile de débuter tard. Mais comme je n'ai pas fait de saison en salle, c'était un poil long sans compétition. J'ai aussi trouvé ça cool de revoir les gens et de ressentir cette adrénaline.

Avant de partir, j'avais encore beaucoup à faire à la maison, donc j'étais surtout concentrée sur ça. Je me disais que la nervosité allait surgir une fois que j'ai atteri en Chine, mais même pas. J'étais plus stressée – mais un stress positif – lorsque j'étais encore chez moi.

La veille de la compétition, on a pu se rendre sur place pour s'entraîner. C'était chouette de voir le stade – qui est immense – et de sentir à nouveau la piste. Puis, le jour du meeting est arrivé. Au départ, j'étais tendue. Je suis toujours nerveuse avant ma première compétition de la saison. Et comme c'était une Diamond League, c'est le plus haut niveau pour commencer.

C'est un bon début

Et sur ma course alors? C'est difficile à dire, car tous les chronos étaient plutôt lents. Je n'ai pas eu de mauvais feeling, même si je savais que ce n'était pas ma meilleure course. Mais le chrono à la fin était un peu moyen. Tout était un peu bizarre sur ce 200 m. À l'arrivée, toutes mes concurrentes étaient surprises de leur chrono. Moi, j'étais aussi là pour comparer ma forme à celle des autres et d'analyser ce que j'ai bien ou mal fait. Finalement, je suis à 40 centièmes de la victoire et de la championne du monde, c'est un bon début.

En tous les cas, le but de venir en Chine, c'était de commencer et de voir sur ce qu'on devait travailler. Ce n'est jamais la même chose les courses à l'entraînement et en compétition. J'ai donc pu observer que les 120 premiers mètres allaient bien, mais que j'avais plus de peine sur la fin. Ça me permet d'avoir des repères.

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Ce samedi, je vais à nouveau m'aligner sur 200 m, à la Diamond League de Shanghai/Suzhou. Avec pour objectif de faire mieux – comme toutes mes concurrentes. Je crois qu'on est contentes qu'il y ait une deuxième possibilité de courir dans la foulée, et qu'on n'ait pas dû rentrer directement chez nous. Le stade est à nouveau incroyable et je me réjouis d'avoir une nouvelle chance.

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