Lausanne en fête dès vendredi
«Une médaille olympique en 2028 en judo? C'est l'objectif»

Le judo suisse va-t-il remonter sur un podium olympique, vingt ans après la médaille de bronze de Sergeï Aschwanden à Pékin? Les raisons d'y croire sont nombreuses. Les athlètes nationaux espèrent briller à Lausanne de vendredi à dimanche pour le démontrer.
Les judokas suisses s'entraînent dur au Centre national d'Yverdon afin d'être prêts vendredi, samedi et dimanche à Lausanne.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Ce Grand Slam à Lausanne, c'est une excellente opportunité pour le judo suisse!» Dominique Hischier est un technicien heureux cette semaine, juste avant les trois jours qui vont faire de Lausanne la capitale mondiale du judo. Plusieurs des meilleurs athlètes mondiaux seront présents à la Vaudoise aréna de vendredi à dimanche et cela a de quoi réjouir l'entraîneur en chef de la Fédération suisse.

«Pour nos judokas suisses, c'est l'occasion de se montrer devant leur public. Ce Grand Slam comptera pour la qualification olympique aux JO 2028 et c'est une excellente vitrine médiatique. Et pour nos jeunes et pour nos éducateurs, voir les meilleurs du monde ici, c'est un formidable accélérateur», se réjouit celui qui occupe également la fonction de chef du sport de performance.

Daniel Eich sera là ce week-end.
Photo: keystone-sda.ch

L'objectif de ces trois jours est sportif pour le judo suisse, mais il est également important en termes d'image. «Nos compétiteurs veulent séduire le public et se faire aimer avant les JO 2028. Quoi de mieux qu'un concours de très haut niveau à la maison?», questionne celui qui a pu constater de l'intérieur que le judo suisse avait franchi un palier ces dernières années en se professionnalisant.

Le judo de haut niveau, des sacrifices

«Aujourd'hui, les meilleurs peuvent vivre de leur sport et sont très compétitifs. Il y a un haut potentiel qu'il faut développer, mais la concurrence mondiale est très rude. La Suisse a un petit bassin d'athlètes, ce qui est normal vu la taille du pays et, logiquement, il est plus dur de trouver des sportifs prêts à faire tous les sacrifices que requiert le sport d'élite. Mais nous en avons», continue Dominique Hischier, lequel n'estime pas du tout illusoire de viser une médaille aux Jeux olympiques de 2028 et 2032, même si la Suisse n'en a pas remporté depuis Sergeï Aschwanden en 2008 à Pékin.

«C'est même l'objectif, on ne le cache pas. En 2024, Daniel Eich est passé tout près, Fabienne Kocher a fini cinquième en 2021... On gagne des médailles aux Européens et aux Mondiaux, on est là. C'est pour ça que j'invite tout le public à venir ces trois jours, parce que les athlètes qui nous représenteront sans doute aux Jeux seront présents», exhorte Dominique Hischier.

April Fohouo est née à Cugy, tout près de Lausanne.
Photo: Thomas Rickenmann

Parmi les athlètes à soutenir, le Genevois Aurélien Bonferonni aura ses partisans, tout comme April Fohouo, qui évoluera devant son public. «April est encore jeune, elle est en phase d'apprentissage, mais elle est déjà très compétitive, comme le prouvent ses derniers résultats», assure le technicien, impatient de voir ses judokas en découdre sur les tatamis dès vendredi.

Seul petit bémol, Nils Stump et Binta Ndiaye ne seront pas d'attaque ce week-end, mais le public pourra tout de même les rencontrer. Le premier nommé donnera une séance d'autographes et de photos le vendredi à 15h. La Vaudoise se pliera volontiers au même exercice le samedi à 16h. Pas de quoi gâcher la fête, bien au contraire!

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