Vendredi en fin de matinée, un peloton de dix-neuf cyclistes va quitter le siège de l'UCI, à Aigle, et partir pour une dernière étape de la Glorious Glacier Ride. Une huitième et dernière journée de 95 kilomètres pour rallier Chamonix, après sept jours et 660 km dans les Alpes, depuis Innsbruck, à travers l'Autriche, l'Italie, la Suisse et (bientôt) la France. Il leur reste désormais deux cols (sur onze) à franchir: la Forclaz et les Montets.
Observer le recul des glaciers
Le peloton pédale pour sensibiliser à la fonte des glaciers et a vu la preuve du recul de ceux-ci depuis le départ de leur aventure. «Nous avons passé une semaine à rouler le long de glaciers qui vivent sur leurs réserves», déclare Joost Brinkman, président de Cycling 4 Climate.
Finir par le glacier du Trient n'est pas un hasard pour la Glorious Glacier Ride. «Comme presque tous les glaciers croisés depuis Innsbruck, celui du Trient recule. C'est le huitième jour consécutif que ce groupe pédale devant la preuve», nous explique-t-on dans un communiqué.
L'UCI accueillante
Le départ de la dernière étape sera donc donné au siège de l'UCI, à Aigle. Sur place, les participants écouteront «l’équipe développement durable présenter les actions menées par l’UCI pour rendre le cyclisme professionnel plus durable». L'occasion d'entendre ce que l'instance dirigeante du cyclisme peut et/ou veut changer dans son fonctionnement.
«C’est un plaisir d’accueillir au Centre Mondial du Cyclisme UCI les coureurs qui portent un message en faveur du climat à travers onze cols. Le vélo représente l’un des grands espoirs de la planète pour faire évoluer la société vers des modes de transport moins carbonés, voire décarbonés, et la responsabilité de l’UCI est de veiller à ce que notre propre sport soit à la hauteur de cette promesse», a déclaré Isabella Burczak, Manager UCI - Vélo pour Tous et Durabilité.