Le contexte dans lequel la vidéo a été enregistrée est floue, mais Evans Kibet (36 ans) est aujourd'hui un prisonnier de guerre en Ukraine. La faute à un concours de circonstances assez sinistre. Venu en Russie dans l'attente d'une compétition sportive, l'athlète, spécialiste du 1'500m, 5'000m et 10km, aurait été approché, juste avant son retour au Kenya, par un homme se présentant comme «agent sportif» , rapporte Le Parisien.
Cet homme lui propose alors de l'aider à trouver un travail tout en lui prolongeant son visa. Il vient alors de signer un contrat rédigé en russe. Le lendemain, Evans Kibet aurait été emmené de force dans un camp militaire, là où il ne parle pas la langue et ne comprend donc rien aux instructions, afin de se conformer à l'armée russe.
Stoppé de l'autre côté de la frontière
En Russie, Evans Kibet cherche à fuir. «J’ai enlevé mon équipement, et j’ai fui par les bois, vers les lignes ukrainiennes», explique-t-il face caméra. Il aurait été intercepté par une patrouille ukrainienne dans la région de Kiev.« Ils m’ont attaché et m’ont emmené à leur commandant.»
À la fin de la vidéo, Evans Kibet insiste pour ne pas être renvoyé en Russie. «Ma fille a 16 ans et vit avec ma mère au pays. Elle a besoin de moi. Ils vont me tuer», explique-t-il.
Dans la description de sa vidéo publiée sur YouTube, la 57ᵉ brigade motorisée indique, comme le relève Le Figaro, que «l’entretien a été enregistré avec le consentement du prisonnier ». Elle ajoute: «Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une personne qui a combattu aux côtés de l’ennemi, et que c’est donc à votre discrétion de croire ou non ses paroles et ses larmes.»