Violences après la grève féministe à Lausanne
La secrétaire de l'UDC gênée par ses camarades qui ne croient pas aux «néonazis»

Après les affrontements qui ont suivi la grève féministe à Lausanne, des figures de l'Union démocratique du centre (UDC) vaudoise ont remis en cause les témoignages qui désignaient des «néonazis». La secrétaire générale du parti se distancie et condamne les violences.
Publié: 18.06.2024 à 17:27 heures
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Dernière mise à jour: 18.06.2024 à 17:55 heures
Floriane Gonet, secrétaire générale de l'Union démocratique du centre (UDC) Vaud, dit apporter «ses pensées» et «son soutien» aux femmes blessées lors de la grève féministe.
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Antoine HürlimannResponsable du pôle News et Enquêtes

Les échauffourées qui ont émaillé l’after de la grève féministe à Lausanne, ce 14 juin, causent visiblement des remous jusque dans les rangs de l’Union démocratique du centre (UDC). À la suite d’un article de Blick qui montre que des figures de la section cantonale du parti conservateur remettent en question les témoignages accusant «des néonazis» de violence, la secrétaire générale Floriane Gonet prend ses distances.

Rappelons les faits. Vendredi soir, peu avant minuit, des skinheads auraient agressé «gratuitement» des militantes et militants présents sur l’esplanade de Montbenon, devant le Palais de justice. Plusieurs sources en attestent. Parmi elles, le comédien, humoriste et animateur radio Yacine Nemra. La police annonçait le lendemain avoir entendu deux potentielles victimes. Une enquête est en cours.

En ligne, bon nombre d’internautes — souvent anonymes — ont fait savoir qu’ils ne croyaient pas à la version notamment portée par la grève féministe. Dans le lot des sceptiques à chaud, Ruben Ramchurn, ancien président de l’UDC d’Yverdon-les-Bains, et Clémentine Merminod, secrétaire des femmes romandes de l’UDC ainsi que de la section du parti conservateur de la cité thermale.

«L'UDC n'est pas responsable»

Floriane Gonet ne semble pas partager les doutes de ses camarades. «Après beaucoup de messages reçus, je tiens à souligner que l’UDC vaudoise n’est pas responsable des propos des personnes citées dans cet article, écrit-elle en commentaire de l'article de Blick sur Facebook. Elles parlent en leur nom propre.»

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Celle qui est également membre du comité de l’UDC du Gros-de-Vaud enchaîne: «À titre personnel, je regrette et condamne ces violences, peu importe qui les occasionnent, et apporte mes pensées et mon soutien aux femmes blessées lors de cette journée.» Voilà qui a le mérite d'être clair.

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