Isabelle Pasquier-Eicheinberger vulgarise son parti
«Le climat est au centre des préoccupations des Vert-e-s depuis 40 ans»

À l'approche des élections fédérales du 22 octobre, Blick sonde l'âme des cinq plus grands partis de Suisse. La Genevoise Isabelle Pasquier-Eichenberger, vice-président des Vert-e-s, est la dernière à vulgariser l'essence même de sa famille politique. Interview.
Publié: 20.10.2023 à 06:06 heures
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Dernière mise à jour: 20.10.2023 à 12:02 heures
Isabelle Pasquier-Eichenberger, conseillère nationale sortante et vice-présidente des Vert-e-s.
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Antoine HürlimannResponsable du pôle News et Enquêtes

Ça y est, nous y sommes presque, le dimanche 22 octobre approche! Les électrices et électeurs n’ont plus qu’une poignée de jours pour décider qui ils enverront à Berne, au Conseil national et au Conseil des États. Alors que les enjeux et thématiques politiques sont souvent — très — techniques, Blick a voulu revenir aux fondamentaux: l’Union démocratique du centre (UDC), le Parti libéral-radical (PLR), le Centre, le Parti socialiste et les Vert-e-s, c’est quoi?

En quelques mots, qu’est-ce qui différencie telle ou telle formation des autres? À quoi ressemble la société idéale de ce parti de gauche ou de droite? Que changerait immédiatement ce dernier s’il en avait le pouvoir (magique)? La conseillère nationale sortante Isabelle Pasquier-Eichenberger, vice-présidente des Vert-e-s, a répondu à ces grandes questions dans les locaux de Blick. La Genevoise est la dernière — après Céline Amaudruz, Philippe Nantermod, Marie-France Roth Pasquier et Samuel Bendahan — à se plier à l’exercice. Interview.

C’est quoi, le rêve des Vert-e-s?
Un monde plus vert, avec, d'abord, davantage de nature dans les villes, mais aussi plus de place pour la biodiversité et le renaturation en général. Un monde qui serait libéré des énergies fossiles, qui serait neutre au niveau des émissions de gaz à effet de serre et, enfin, qui cultiverait le vivre-ensemble et qui accorderait à toutes et tous les mêmes droits.

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À quoi ressemble votre société idéale?
Eh bien justement, elle réunirait protection de l'environnement, justice climatique et justice sociale. En outre, aujourd'hui, une part importante de la population ne peut pas voter. Nous serions pour élargir le socle de décision. C'est-à-dire donner le droit de vote dès 16 ans puisque les décisions d'aujourd'hui concernent les jeunes. Nous sommes aussi pour faciliter la naturalisation et puis accorder plus rapidement le droit de vote aux étrangères et aux étrangers. Parce que nous trouvons que les gens qui paient leur assurance sociale ici, qui participent à la prospérité et à la diversité de notre communauté devraient pouvoir avoir leur mot à dire.

Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous immédiatement?
Je mettrais davantage de femmes au pouvoir. Parce que je pense que si on avait plus de femmes dans les législatifs, les exécutifs, mais aussi dans les conseils d'administration et les directions des entreprises, nous bénéficierions d'un modèle qui serait plus collaboratif et moins compétitif. Je pense que les femmes, qui effectuent l’essentiel du travail de care, ont plus le souci de l'intérêt commun en tête que la préservation de leur intérêt personnel.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres partis?
Le fait que, depuis 40 ans, la question du climat est vraiment au centre de nos préoccupations. Nous sommes le seul parti qui n'en fait pas une politique sectorielle, mais qui l'englobe dans toutes ses politiques. Concernant notre fonctionnement maintenant, nous nous décrivons comme un mouvement avant tout. Cela signifie concrètement que notre organisation est très peu pyramidale: nous avons une vraie culture du débat. Notre programme, par exemple, a été fait de manière collaborative avec l'ensemble de nos membres. Nous comptons réellement sur l'intelligence collective.

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Pourquoi faudrait-il vous croire?
Parce que, comme je vous l'ai dit, nos engagements sont les mêmes depuis 40 ans. Les valeurs qui nous guident en politique n'ont jamais changé.

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